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samedi 26 décembre 2020

J'ai eu la main heureuse!

Je devrais dire le doigt heureux. Celui qui fait défiler les (trop) nombreux titres contenus dans ma liseuse. Lorsqu'il a pointé ce Carrisi, son plus récent, La Maison des voix (Éd. Calmann-Lévy, 2020, 448 pages), je savais que je passerais du bon temps


Florence, de nos jours. Pietro Gerber est un psychiatre pour enfants, spécialiste de l’hypnose. Il arrive ainsi à extraire la vérité de jeunes patients tourmentés. Un jour, une consoeur australienne lui demande de poursuivre la thérapie de sa patiente qui vient d’arriver en Italie. Seul hic, c’est une adulte. Elle s’appelle Hanna Hall et elle est persuadée d’avoir tué son frère pendant son enfance. Intrigué, Gerber accepte mais c’est alors qu’une spirale infernale va s’enclencher : chaque séance d’hypnose révèle plus encore le terrible passé d’Hanna, mais aussi qu’elle en sait beaucoup trop sur la vie de Gerber. Et si Hanna Hall était venue le délivrer de ses propres démons ?


Je l'ai dévoré, mais j'aurais dû prendre mon temps, surtout pour le dernier tiers, où les revirements de situation se multipliaient, s'entrecroisaient, au point où je ne savais plus trop où l'auteur voulait m'amener. N'est-ce pas le but d'un bon thriller? Mais ce n'est pas mon premier Carrisi et j'ai reconnu sa tactique. Il y a, comme dans sa série Mila Vasquez, une part de paranormal (pas vraiment ma tasse de thé, je l'avoue...) et il l'a exploitée dans La Maison des voix. Les personnages sont bien définis, le rythme soutenu, l'intrigue pas banale. La fin m'a toutefois laissée sur mon appétit (suis-je devenue insatiable?), comme si une suite était possible. C'est un thriller parfait pour qui n'aime pas le macabre et la cruauté... comme moi! 

jeudi 30 janvier 2020

Carrisi, si si si!


Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. Incapable d'éprouver la moindre émotion et portant dans sa chair la marque des ténèbres, Mila excelle dans la recherche de ceux qui, un jour, se sont évanouis dans la nature. Elle seule ne peut oublier ces « victimes potentielles d’homicides ». Soudain, l’un d’eux réapparaît... et tue. Un à un, ceux dont les portraits ornent les murs des Limbes, reviennent, transformés en assassins. Epaulée par l’agent spécial Simon Berish, expert en interrogatoires et féru d’anthropologie, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une « hypothèse du mal ». (source : Le Livre de poche).

Avec la lecture de L'écorchée (Ed. Calmann-Levy, 2013, 279 pages numériques) de Donato Carrisi, j'ai finalement complété sa série de quatre romans sur Mila Vasquez. Je n'avais pas prévu le lire, surtout qu'un commentaire trouvé sur L'Égarée, le troisieme de la série, le rendait moins intéressant. Comme je voulais arrivée bien préparée à notre premier club de lecture où, avec ma voisine, on avait convenu de lire L'Égarée, j'ai enfilé le no 2 de la série. Et je ne l'ai pas regretté!


Pour avoir maintenant lu toute la série, je peux dire que les dénominateurs communs sont la traduction aseptisée, le rythme égal, les changements inattendus et déstabilisants de décor et de situations, les personnages énigmatiques, les histoires pas banales, les chapitres courts et les couvertures magnifiques. C'est à la limite du thriller psychologique. L'issue est toujours surprenante.


C'est une série et un auteur que je recommande. J'ai d'autres romans de Carrisi dans ma PAL, mais je les réserve pour plus tard, lorsque je m'en ennuierai. 

mercredi 22 janvier 2020

Cher Donato,

Cher Donato, je viens de passer au travers des 285 pages (numériques) de ton L'Égarée, le troisième de ta série Mila Vasquez, publié en 2018.  À ce jour, j'ai lu Le Chuchoteur et Le Jeu du Chuchoteur. Et je lirai très bientôt L'Écorchée pour compléter cette série et parce que c'est de toi et de cette série dont je parlerai à notre prochain club de lecture de polars.

Sauf pour quelques invraisemblances (le niveau de vocabulaire d'une fille séquestrée de 13 à 28 ans), et l'attente de voir apparaître Mila jusqu'à la toute toute fin (même si c'est sa série...), j'ai bien aimé ma lecture. La traduction est bien, le rythme était soutenu, les personnages sont intéressants même si peu charismatiques, et les revirements de situation inattendus m'ont gardée en haleine.  Aussi, la couverture de tes romans me plaît beaucoup et c'est sûrement ce qui a influencé mon choix dans le cas du Chuchoteur. Je vais le recommander!


Résumé de l'influenceuse Mes évasions livresques, 3 octobre 2018, site de BePolar.fr): Troisième volet de la trilogie du chuchoteur, L’égarée est un thriller puissant et angoissant. Il est préférable d’avoir lu Le chuchoteur et L’écorchée au préalable mais vous pourrez cependant suivre sans l’avoir fait ;)Au début du roman, une jeune fille, Samantha, est découverte dans les bois, nue avec une jambe cassée. Elle vient de s’enfuir après une longue période de séquestration mais ne se rappelle de rien. Prise en charge dans un hôpital, elle est suivie par un spécialiste, le docteur Green, qui va s’efforcer à lui faire revenir tous ses souvenirs afin d’arrêter le ravisseur. En parallèle, à l’annonce de la réapparition de la jeune fille, le privé, Bruno Genko, décide de reprendre l’enquête qu’il avait mené lors de sa disparition...


lundi 30 décembre 2019

Terminer 2019 en beauté!

Je l'ai ouvert en toute confiance... J'avais aimé le premier tome de cette série que je lirai finalement dans le désordre. Comme si je commençais un livre par la fin...

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi, 276 pages numériques, paru en 2019, qu'une lectrice a parfaitement résumé :


L’AVIS DE LÉA D. (SOURCE : ZONELIVRE.FR)
Après la fin du tome précédent, L’égarée, j’avais hâte de lire Le jeu du chuchoteur ! Une nuit d’orage, la police reçoit l’appel d’une famille, vivant isolée. Un homme avec une capuche rôderait autour de leur maison… Les officiers n’arrivent que le lendemain matin et découvre une scène de cauchemar : des traces de sang partout, une lutte violente. Mais aucune trace de corps, que ce soit ceux des parents ou des enfants. Que s’est-il passé ? Suite aux événements éprouvants survenus dans L’égarée, Mila Vasquez a démissionné de la police et s’est retirée dans une petite maison isolée avec sa fille Alice. Là-bas, elle essaie de se reconstruire, tant bien que mal. Mais cette retraite va être bouleversée lorsque on va venir lui demander son aide sur cette affaire. Très vite, Mila craint le pire : et si le chuchoteur était de retour ? Elle va également découvrir qu’un jeu mystérieux est sans doute une des clefs de cette affaire, et que c’est bien plus dangereux et beaucoup moins simple qu’elle ne l’imaginait… Une course contre la montre s’engage, une course dont Mila risque de ne pas ressortir intacte. Car ceux qu’elle affronte sont terrifiants et prêts à tout. Elle plonge dans les ténèbres, les ténèbres qu’elle connaît bien, mais qui cache encore beaucoup d’horreurs malgré tout ce que Mila a déjà affronté. L’immersion dans le jeu vidéo permet d’ouvrir des pistes intéressantes, notamment sur l’âme humaine. C’est un jeu qui permettait au départ d’évoluer dans une société idéale, où les gens pouvaient – à travers leur avatar – accomplir des actes altruistes. Mais malgré la présence des modérateurs, le jeu a changé : les plus mauvais côté de l’être humain se sont invités, les instincts les plus mauvais sont arrivés… Transformant ce jeu en terrain de jeu pour les monstres en tout genre, qui pouvaient accomplir sur Internet tout ce qu’ils ne s’autorisaient pas (encore) à faire dans la réalité. Dans cette enquête, elle va être épaulée par l’inspecteur Berish, le seul qui va l’aider, étant donné que les anciens collègues de Mila ne sont pas favorables à son retour et qu’elle enquête officieusement sur l’affaire. Le jeu du chuchoteur va être également l’occasion de plonger aussi dans la psyché de Mila, et dans son rapport au monde, via notamment à sa fille. Mila ne prévoyait pas de tomber enceinte, surtout de cet homme-là, et pourtant elle a fait le choix de ne pas avorter. Mais le rapport au monde compliqué de Mila va la faire souffrir, spécialement vis-à-vis de sa fille. Mila s’occupe d’Alice, mais comment la fillette perçoit-elle sa mère ? Souffre-t-elle de la personnalité de sa mère ? En outre, la fillette pose de plus en plus de questions sur son père, et aimerait le rencontrer… Comment avancer dans cette relation mère/fille ? Dans ce nouveau roman, Donato Carrisi nous parle donc de thèmes très large, que ce soit la relation parent/enfant, certains dangers d’Internet et des ordinateurs (une fois que c’est sur la Toile, c’est pour longtemps), la manipulation et le danger de certaines personnes, la menace du Chuchoteur en filigrane tout au long de l’histoire… 

Comme pour le premier, j'ai été accrochée dès le début : contextes et personnages non banals, revirements de situation. Certaines invraisemblances apparues aux deux tiers du roman ont été justifiées subséquemment.  J'aurais toutefois aimé que l'auteur enchaîne mieux les étapes, et sentir un peu plus les lieux. Et parce que l'auteur fait plusieurs allusions aux enquêtes antérieures, je recommande la lecture préalable du premier tome de la série, Le chuchoteur, pour mieux situer le personnage principal, Mila, à l'origine de la série à son nom, ainsi que les deux autres, L'écorchée et L'égarée. Carrisi est sans conteste un maître du thriller supportable. Le niveau de violence, le rythme, l'intelligence et le suspense ininterrompu ne m'ont pas déçue! J'ai eu juste assez peur... Je le recommande sans réserve!

P.S. Je vais éventuellement m'attaquer à ces deux tomes, en sachant maintenant certaines révélations du 4e... 



Bon, quel sera ma première lecture de 2020? J'ai l'embarras du choix...