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dimanche 23 décembre 2018

La mémoire des vieilles amies...

Ma chère, très chère N,

J'ai reçu ta carte de souhaits des Fêtes animée et elle a réveillé chez moi aussi ces précieux souvenirs de Vegas, souvenirs enfouis quelque part dans ma mémoire passablement chargée... comme un désordre organisé dont moi seule connaît le secret! Je te remercie... pour ta carte, pour tes voeux, pour toutes ces anecdotes depuis notre première rencontre au Mont, pour ces mots échangés... pour Vegas évidemment!

Nous sommes de vieilles amies qui avons emprunté des chemins à la fois différents et semblables,  qui s'entrecoupaient pour nous permettre de se mettre à jour, de trouver auprès de l'autre un sens aux aléas de la vie, ou de les oublier durant ces heures de retrouvailles... Des amies différentes mais semblables... Dans les moments de doute, je me demande souvent ce que toi tu ferais à ma place... et ça me déclenche toujours ce sourire qui désamorce le psychodrame... Tu es ma première référence, te dire à quel point j'ai confiance dans ton jugement...

A la veille de cet autre Noel (je n'ai plus de trémas sur mon clavier...) passé loin des obligations et des conventions sociales et familiales, je reçois tous ces messages d'amour et je les accueille avec bonheur... Ils vont rejoindre tous ceux que j'ai mis quelque part dans ma mémoire et qui n'attendent que le moment de me rassurer...

Et si, un jour, je devais être m'enfoncer dans le néant de la démence, sache que je t'aimerai toujours mon amie!

2019 c'est comme qui dirait après-demain... elle devrait passer à la vitesse des autres... Souhaitons-nous la sans problèmes de santé chez nos proches et pour nous, mais remplies de ces beaux imprévus et de plus fréquents rendez-vous!


Ta vieille amie, S x

lundi 18 juin 2018

La femme qui ne vieillissait pas... serait-ce toi?

Ma très chère amie de longue date, du temps de notre adolescence, de notre jeunesse et de notre insouciance...

Je te souhaite une belle journée d'anniversaire. Une journée comme une autre tu me diras, mais soyons franches et un brin exigeantes, une journée où il doit faire beau, sans stress ni angoisse, une journée où une personne - au moins - s'en rappelle... il n'y a rien de plus troublant que lorsqu'on oublie ton anniversaire...

Tu te souviens de mon message d'anniversaire de l'an dernier? Ce petit vidéo où tu te faisais masser allègrement à Vegas? C'était il y a (déjà) un an... Cette année, je manque, comme qui dirait, de matériel pour te fabriquer un souhait original... En fait, non... tu m'as, sans le savoir, fourni le thème...

Tu lis La femme qui ne vieillissait pas de Grégoire Delacourt, non? Eh bien, je te soupçonne de l'avoir choisi parce que ton anniversaire approchait... Ne me dis pas que c'est la jaquette qui t'a interpellée... Il n'y a rien d'anodin dans ton choix de romans... Comme si ça se pouvait, une femme qui ne vieillit pas... ça peut bien être le sujet d'un roman...

Tu sais, quand on se retrouve, quand on s'écrit, on a encore 16 ans... tiens, je réalise que c'est 61 à l'envers... Je disais donc que nous avons 16 ans avec 45 ans de vécu... Nous sommes juste un peu plus sarcastiques... Le temps ne réussit pas à nous changer... OK, je ne parle pas ici de notre body... Dans ce temps-là, on se moque bien des années... tant que le hamster est en vie, évidemment...

Bonne fête, ma belle Nicole, avec des démonstrations d'amour et des preuves que la vie est belle!

xxx

P.S. Tu me le dirais si mon hamster skippait, non?

jeudi 21 décembre 2017

Lettre à mon amie N.

Très chère amie,

J'aurais pu te prévenir de l'effet de rebond, mais il fallait que tu le vives pour le comprendre, pour regarder en avant... J'ai vécu une expérience assez semblable, qui m'a troublée pour ne rien te cacher, mais qui m'a révélé bien des aspects de la réalité. J'ai fait beaucoup, beaucoup d'introspection...

De nos ancêtres, les hommes des cavernes, les grands primates ou les reptiles, selon ce que tu préfères, nous avons conservé dans notre ADN un certain instinct de survie, un certain sens du danger, qui se manifestent par un mal-être souvent irrationnel, mais néanmoins salutaire. Quand tu sens le noeud dans la gorge, dans l'estomac, que tu cherches une seule bonne raison à ta présence quelque part, c'est que tu es en danger... pas de mort, on s'entend, mais de vivre une expérience très désagréable.

Donc, d'instinct, tu savais ce que tu ressentirais...

La vérité, c'est que tu n'es pas aussitôt partie à la retraite qu'on s'empresse de t'effacer. On n'évoque plus ton nom. On supprime toute trace de ton passage. Je le sais... j'étais de celles qui devaient continuer et j'ai été de celles qui sont parties. Allez, scram! On dit t'envier, alors que tu ne suscites que jalousie, ou pire, de l'indifférence...

La vie est tout de même bien faite... Elle se charge, en dépit d'une certaine 'résistance', de te faire traverser des étapes, des difficultés, des écueils dont on aurait naturellement préféré se passer, de faire le ménage. Elle te crée une carapace pour te protéger, ou te rend plus perméable, plus réceptive, plus sensible à l'essentiel... Mais surtout, elle t'offre l'occasion de prendre conscience de ce qui t'entoure, du monde dans lequel tu évoluais, du monde qui s'offre dorénavant à toi... et ce bout-là, c'est le plus excitant! Insécurisant, j'en conviens, mais tellement excitant!

P.S. Tu avais le pouvoir de prendre la porte de sortie... Eux? pas encore... ou peut-être jamais...