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lundi 17 février 2020

Mon premier Block

Les clubs de lecture ont ceci de fascinant : tu découvres des auteurs que tu ne connais pas!

Les Fleurs meurent aussi de Lawrence Block (éd. Seuil, 2005, 377 pages). Aurais-je eu envie de le lire si Colette n'en avait pas fait un résumé si éloquent lors de notre dernier club de lecture? Non, évidemment! Ai-je été séduite par le résumé ou par l'enthousiasme de Colette? C'est certain! L'éternel mirage des recommandations littéraires... Un chant des sirènes pour les amoureux des livres... même attachée au mât, je me jetterais à l'eau!

Avant notre dernier club de lecture de polars, je n'avais jamais entendu parler de Lawrence Block... Pourtant, d'après wikipedia, il est assez prolifique : 

Pendant ses études au Antioch College de Yellow Springs dans l'Ohio, il est aussi rédacteur et directeur de collection. À partir de 1957, il se lance dans l'écriture de nouvelles policières et de romans sexy. Il abandonne ce dernier genre au milieu des années 1960 pour se consacrer au roman policier et au roman d'espionnage, notamment avec les récits de l'espion Evan Tanner. Au milieu des années 1970, il compose deux pastiches inspirés du Nero Wolfe de Rex Stout, ayant pour figure centrale Chip Harrisson. Après ce divertissement, il élabore la série du détective privé Matt Scudder et celle du libraire/cambrioleur Bernie Rhodenbarr qui lui apportent la consécration. De la première série a été tiré les films Huit millions de façons de mourir (1986) par Hal Ashby avec Jeff Bridges dans le rôle de Matt Scudder et Rosanna Arquette et Balade entre les tombes (2014) par Scott Frank, avec Liam Neeson dans le rôle de Matt Scudder, et Dan Stevens. D'un roman Le Monte-en-l'air dans le placard de la deuxième série, le film La Pie voleuse (Burglar) (1987) de Hugh Wilson avec Whoopi Goldberg. Block a publié quelques romans policiers sous le pseudonyme de Paul Kavanagh. Il reçoit le Grand Master Award de la Mystery Writers of America en 1994.


RésuméDans une prison de Virginie, le tueur en série Preston Applewhite attend son exécution. Au psychologue qui fait semblant de le croire, il clame une innocence que toutes les preuves amassées contre lui contredisent absolument. Son travail accompli, Le psychologue regagne New York City où l'attendent d'autres tâches. Pendant ce temps, le privé Matt Scudder qui, c'est vrai, n'est plus tout jeune, médite sur la mort et celle, hélas bien réelle, de nombre de ses ex-collègues et connaissances. Jusqu'au jour où Louise, une de ses amies, lui demande d'enquêter sur un très curieux personnage qu'elle a rencontré via internet et dont elle est tombée amoureuse, l'enquête qui paraissait simple se complique assez vite et Matt Scudder comprend soudain qu'un tueur s'est lancé à ses trousses et à celles de sa compagne, Elaine.
N'ayant lu aucun de ses romans, j'ignorais que Matt Scudder, le privé, était son personnage vedette. Comme son «Bosch»... mais il est à mon avis tellement moins attachant que le Bosch de Connelly! Moins «reluisant», moins tout... Peut-être suis-je tombée sur son apparition la plus terne? Bref, ce n'est lui qui est prend le crachoir dans ce roman. C'est le psychopathe qui sèmera, à l'arme blanche, des morts tout au long de l'histoire, et qui se jouera des différents systèmes (carcéral, policier...) même s'il veut, de toute évidence, avoir le crédit pour ces meurtres. L'auteur a tout de même réussi à en faire un portrait du privé me permettant de me l'imaginer... toujours ça! 

L'intrigue est intéressante et c'est probablement ce qui m'a attirée dans le résumé que nous en avait fait Colette. Mais il aura fallu plus d'une centaine de pages pour ressentir une quelconque excitation! En plus d'avoir une édition numérique truffée de fautes d'orthographe (sûrement dues au logiciel de numérisation vraiment pourri de l'éditeur), j'y ai relevé plusieurs incohérences (plus que d'invraisemblances....)... mais nous sommes dans le roman, non? Certaines situations auraient gagné à être plus développées, et certaines énigmes dénouées. Certains indices laissent entendre que le personnage du psychopathe est apparu dans un roman précédent. Je me serais attendue à une fin tellement plus spectaculaire, où la police aurait déployé tous ses effectifs pour neutraliser ce meurtrier en série... mais cette police est pour ainsi dire tellement invisible... C'est finalement le psychopathe lui-même qui se coincera... 

Block est un auteur que je suis tout de même contente d'avoir ajouté sur ma liste. Je lui donnerai probablement une autre chance de me séduire... 

Mais avant, je vais m'enfiler un Louise Penny pour notre prochaine rencontre! Un que je n'ai pas encore lu... 

jeudi 30 janvier 2020

Carrisi, si si si!


Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. Incapable d'éprouver la moindre émotion et portant dans sa chair la marque des ténèbres, Mila excelle dans la recherche de ceux qui, un jour, se sont évanouis dans la nature. Elle seule ne peut oublier ces « victimes potentielles d’homicides ». Soudain, l’un d’eux réapparaît... et tue. Un à un, ceux dont les portraits ornent les murs des Limbes, reviennent, transformés en assassins. Epaulée par l’agent spécial Simon Berish, expert en interrogatoires et féru d’anthropologie, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une « hypothèse du mal ». (source : Le Livre de poche).

Avec la lecture de L'écorchée (Ed. Calmann-Levy, 2013, 279 pages numériques) de Donato Carrisi, j'ai finalement complété sa série de quatre romans sur Mila Vasquez. Je n'avais pas prévu le lire, surtout qu'un commentaire trouvé sur L'Égarée, le troisieme de la série, le rendait moins intéressant. Comme je voulais arrivée bien préparée à notre premier club de lecture où, avec ma voisine, on avait convenu de lire L'Égarée, j'ai enfilé le no 2 de la série. Et je ne l'ai pas regretté!


Pour avoir maintenant lu toute la série, je peux dire que les dénominateurs communs sont la traduction aseptisée, le rythme égal, les changements inattendus et déstabilisants de décor et de situations, les personnages énigmatiques, les histoires pas banales, les chapitres courts et les couvertures magnifiques. C'est à la limite du thriller psychologique. L'issue est toujours surprenante.


C'est une série et un auteur que je recommande. J'ai d'autres romans de Carrisi dans ma PAL, mais je les réserve pour plus tard, lorsque je m'en ennuierai. 

mercredi 22 janvier 2020

Cher Donato,

Cher Donato, je viens de passer au travers des 285 pages (numériques) de ton L'Égarée, le troisième de ta série Mila Vasquez, publié en 2018.  À ce jour, j'ai lu Le Chuchoteur et Le Jeu du Chuchoteur. Et je lirai très bientôt L'Écorchée pour compléter cette série et parce que c'est de toi et de cette série dont je parlerai à notre prochain club de lecture de polars.

Sauf pour quelques invraisemblances (le niveau de vocabulaire d'une fille séquestrée de 13 à 28 ans), et l'attente de voir apparaître Mila jusqu'à la toute toute fin (même si c'est sa série...), j'ai bien aimé ma lecture. La traduction est bien, le rythme était soutenu, les personnages sont intéressants même si peu charismatiques, et les revirements de situation inattendus m'ont gardée en haleine.  Aussi, la couverture de tes romans me plaît beaucoup et c'est sûrement ce qui a influencé mon choix dans le cas du Chuchoteur. Je vais le recommander!


Résumé de l'influenceuse Mes évasions livresques, 3 octobre 2018, site de BePolar.fr): Troisième volet de la trilogie du chuchoteur, L’égarée est un thriller puissant et angoissant. Il est préférable d’avoir lu Le chuchoteur et L’écorchée au préalable mais vous pourrez cependant suivre sans l’avoir fait ;)Au début du roman, une jeune fille, Samantha, est découverte dans les bois, nue avec une jambe cassée. Elle vient de s’enfuir après une longue période de séquestration mais ne se rappelle de rien. Prise en charge dans un hôpital, elle est suivie par un spécialiste, le docteur Green, qui va s’efforcer à lui faire revenir tous ses souvenirs afin d’arrêter le ravisseur. En parallèle, à l’annonce de la réapparition de la jeune fille, le privé, Bruno Genko, décide de reprendre l’enquête qu’il avait mené lors de sa disparition...


dimanche 19 janvier 2020

Les ornières littéraires

Je tombe inévitablement dans les mêmes ornières littéraires, celle du polar entre autres... Bosch, mon talon d'Achille, mon chant de sirènes... Je n'oppose aucune résistance...



L'oiseau des ténèbres de Michael Connelly (Éd. Seuil, 2004, 358 pages numériques).

Pourquoi Terry McCaleb, ex-agent du FBI, a-t-il accepté d'analyser un dossier criminel que lui a apporté Jaye Winston, une de ses anciennes collaboratrice du Bureau ? Trois ans après son opération cardiaque, marié et père de famille, Terry n'aspire qu'à la tranquillité. En apparence, car l'affaire que lui soumet Jaye semble le mettre à nouveau sur la piste d'un serial killer, sa spécialité. Le modus operandi du criminel révèle un tueur sadique. Sa victime, Edward Gunn, un délinquant connu des services de police de Los Angeles, bénéficia jadis d'un non-lieu pour l'assassinat d'une prostituée. Malgré lui, Terry est captivé par le dossier. Le profil psychologique le mène sur la piste inattendue d'un homme qu'il estime : l'inspecteur de troisième classe Harry Bosch. Pour l'heure, celui-ci est le témoin essentiel de l'accusation, au procès de David Storey, un metteur en scène sulfureux accusé du meurtre d'une jeune comédienne. L'Oiseau des ténèbres marque un tournant dans l'univers de Connelly : c'est la première confrontation entre ses deux héros, McCaleb, rencontré dans Créance de sang, et Harry Bosch, personnage principal, entre autres, de La Blonde en béton et de L'Envol des anges. Avec subtilité, l'auteur joue avec les faux-semblants et installe le doute au fil des pages, pour le plus grand plaisir du lecteur aspiré par cette intrigue tracée au cordeau, et fasciné par les méandres de la perversité des protagonistes. Du bon Connelly ! Claude Mesplède

Tout ce qu'Hollywood compte de stars vibre au procès de David Storey, un producteur que l'inspecteur Harry Bosch s'est juré de confondre à la barre, lorsque Terry McCaleb, le héro de Créance de sang, reçoit la visite de l'inspectrice Jaye Winston qui n'arrive toujours pas à élucider l'assassinat d'un petit malfrat, Edward Gunn. McCaleb jette un coup d'œil au dossier et reste pétrifié par ce qu'il découvre : les mains dans le dos et la tête dans un seau, Gunn s'est étranglé lui-même en resserrant le nœud coulant relié à ses pieds. Plus étrange encore, sur son bâillon, le tueur a écrit « prends garde, prend garde, Dieu voit ». Où le meurtrier voulait-il mener la police avec ces mots ? Telle est l'énigme que doit résoudre McCaleb s'il ne veut pas céder à l'évidence ; l'assassin de Gunn est un flic passé de l'autre côté - celui des ténèbres.



Pour avoir vu les épisodes de Bosch basés sur ce roman (et quelques autres),je connaissais l'issue et 'oublier' les scènes était un peu difficile, mais c'est là que Michael Connelly révèle son talent d'écrivain. Par le rythme, les dialogues, la personnalité des protagonistes, juste ce qu'il faut de détails pour visualiser le contexte, il te garde captif jusqu'à la toute fin! Comme je ne lis pas ses romans dans leur ordre chronologique de parution, il m'est difficile de voir si cet auteur se bonifie, mais chose certaine, il a ses adeptes, ses fans finis comme moi. Je recommande cet auteur et ses oeuvre sans aucune réserve!





L'intérêt et l'enthousiasme pour le roman policier sont indéniables. Je l'ai constaté lors de notre première réunion du club de lecture de polars mis sur pied dans notre village. Alors que certains étaient plus réservés, d'autres, comme moi, avaient de la difficulté à contenir leur passion pour le genre. Le bon côté d'un club de lecture thématique, c'est qu'on n'a pas à convaincre personne de lire un genre différent.

vendredi 17 janvier 2020

Les petits meurtres de mon village

Tête en compote ce matin. Nuit (encore) trop courte. Et il fait moins 20...


Hier, c'était la première rencontre du club de lecture de polars de mon petit village. Nous étions dix : huit femmes et deux hommes. Dix amoureux de polars. A part moi et un gars, tout le monde semblait faire partie du club de lecture de la bibliothèque de la ville voisine. Bref, le groupe semble assez homogène.  L'instigateur de ce club a sondé le groupe pour établir les grandes lignes. Ça s'annonce bien. Les noms d'auteurs et les titres fusaient de partout! Nous sommes tous enthousiastes! Et déjà, ma PAL a pris quelques livres....