mercredi 25 juillet 2018

Jules de Didier van Cauwelaert





Je me suis une fois de plus laissée tenter par les critiques, et cette fois, je n'ai pas été déçue. Un roman léger qui révèle peu à peu au fil des chapitres - non numérotés - la vie tourmentée des deux personnages principaux qui, tour à tour, raconteront leurs déboires avec ce chien d'assistance hors du commun. Une lecture de vacances... Quatre étoiles!

mardi 17 juillet 2018

Je n'aime pas plus la physique!

Nous avions un très beau, que dis-je, un magnifique professeur de physique... Jean Péloquin... Il était très gentil et doux, mais il enseignait une matière que je n'ai jamais aimée ni comprise... Et j'ai coulé tous les examens de cette matière, me fermant beaucoup de portes pour poursuivre ma scolarité.




Voilà que je trouve à notre "écolibrairie" (un anglicisme selon un gars qui voudrait bien voir cette bibliothèque sortir du presbytère... I don't care! que je lui ai répondu...) ce roman au sujet duquel j'avais lu des critiques enthousiastes.

La Formule de Dieu, un roman d'un peu plus de 700 pages du type Code Da Vinci de Dan Brown. Le rythme est relativement dynamique au début, pour se figer à plusieurs reprises dans les grands principes et théorèmes de physique (décidément, je n'aime pas plus la matière!) et bouddhistes échangés entre le personnage principal et les autres acteurs de cette intrigue. Une fin moralisatrice à l'américaine - ç'a m'a un peu déçue - mais qui suscite un certain questionnement philosophique et spirituel.

En dépit de certaines longueurs, je pense tout de même que c'est un bon roman... Pas un véritable thriller à mon avis, mais il est bien écrit et bien traduit. Je vais lui donner un trois étoiles...



J'avais aussi mis la main sur cet autre roman de Dos Santos, L'ultime secret du Christ, mais je pense que je vais le retourner à L'Écolibrairie pour le bénéfice d'autres lecteurs. Je le trouverai bien en format numérique si jamais l'envie de lire ce genre me revenait.

Ma PAL vient de fondre de deux livres... Nice!

mercredi 27 juin 2018

Petite chronique littéraire

Avant de perdre le fil de mes lectures, je me dois de faire ce billet.




La Bête à sa mère de David Goudreault (Stanké, 2015). Un autre roman où la mère est la trame de fond... Comme si je les attirais... D'emblée, je n'aurais pas ramené chez moi un roman avec un chat sur la jaquette - mon éternelle névrose - mais il fallait que Natacha en parle à notre dernier simili-club de lecture pour que j'aie envie de le lire, pour vérifier ses prétentions. Elle l'avait trouvé dur, alors que la critique et l'évocation même de David Goudreault, dont je lis souvent les billets publiés dans La Tribune, m'inspiraient le contraire. Si on exclut le sort qu'il réserve aux chats en particulier, je ne l'ai pas si difficile à lire. L'auteur, à mon avis, un travailleur social, un poête et un rappeur dans la vie, a composé un personnage qui réunit toutes les perversités de l'humanité, un personnage tout à fait plausible d'ailleurs pour qui a eu l'occasion de croiser certaines personnes dans certains contextes. Un roman qui se lit bien et rapidement, mais qu'il vaut mieux emprunter à sa bibliothèque. Deux étoiles, pas plus.



Et il fallait que ma prochaine lecture ait comme personnage central de l'histoire, devinez... une mère! Toutes les familles sont psychotiques de Douglas Coupland (Ed. 10-18, 2004)... A cause de son titre accrocheur, je l'avais suggéré à Nicole, qui se l'ai procuré et qui me l'a donné... sans l'avoir lu! Elle n'aura pas, elle,  perdu de son précieux temps de lecture pour passer au travers des 387 pages d'une histoire sans queue ni tête, mal traduite et mal construite, même pas drôle en plus. Méfiez-vous des titres accrocheurs! De la frime littéraire! Aucune étoile...




Mon prochain roman? J'hésite entre La formule de Dieu de José Rodrigues Dos Santos, et un roman de Philip Roth, un auteur juif américain décédé récemment et qui m'a fait une merveilleuse impression lors de son entrevue avec La Grande Librairie. J'aime avoir le choix, et ces temps-ci, avec une PAL en croissance et l'accès à une grande quantité de beaux livres, je suis aux zoiseaux!



lundi 18 juin 2018

La femme qui ne vieillissait pas... serait-ce toi?

Ma très chère amie de longue date, du temps de notre adolescence, de notre jeunesse et de notre insouciance...

Je te souhaite une belle journée d'anniversaire. Une journée comme une autre tu me diras, mais soyons franches et un brin exigeantes, une journée où il doit faire beau, sans stress ni angoisse, une journée où une personne - au moins - s'en rappelle... il n'y a rien de plus troublant que lorsqu'on oublie ton anniversaire...

Tu te souviens de mon message d'anniversaire de l'an dernier? Ce petit vidéo où tu te faisais masser allègrement à Vegas? C'était il y a (déjà) un an... Cette année, je manque, comme qui dirait, de matériel pour te fabriquer un souhait original... En fait, non... tu m'as, sans le savoir, fourni le thème...

Tu lis La femme qui ne vieillissait pas de Grégoire Delacourt, non? Eh bien, je te soupçonne de l'avoir choisi parce que ton anniversaire approchait... Ne me dis pas que c'est la jaquette qui t'a interpellée... Il n'y a rien d'anodin dans ton choix de romans... Comme si ça se pouvait, une femme qui ne vieillit pas... ça peut bien être le sujet d'un roman...

Tu sais, quand on se retrouve, quand on s'écrit, on a encore 16 ans... tiens, je réalise que c'est 61 à l'envers... Je disais donc que nous avons 16 ans avec 45 ans de vécu... Nous sommes juste un peu plus sarcastiques... Le temps ne réussit pas à nous changer... OK, je ne parle pas ici de notre body... Dans ce temps-là, on se moque bien des années... tant que le hamster est en vie, évidemment...

Bonne fête, ma belle Nicole, avec des démonstrations d'amour et des preuves que la vie est belle!

xxx

P.S. Tu me le dirais si mon hamster skippait, non?

mardi 5 juin 2018

La "déception" de Stephanie Mailer

J'avais lu les critiques de lecteurs... Certains l'encensaient, d'autres le rabaissaient... Mais bon, j'ai dû me laisser séduire par la promotion et les promesses de l'éditeur, les entrevues avec l'auteur jeune et prometteur, et les agréables souvenirs des autres romans de Dicker, et j'ai finalement lu les 635 pages de l'édition numérique. Pas d'une traite parce que je m'arrachais très facilement de ma lecture, tellement l'intrigue était faible...

Ce n'est pas un mauvais roman. Dicker a réessayé sa formule Harry Quebert : numérotation inversée des chapîtres - dans cette histoire, ça n'ajoute aucune complexité chronologique; les nombreux "copier-coller" de certains passages - dans le seul but, à mon avis, d'augmenter le nombre de pages; les encore plus nombreux dialogues des personnages - dans le seul but d'étirer le texte; de nombreux et prévisibles  aller-retour dans le temps ... Et l'auteur ne m'a pas amenée dans le décor des Hamptons comme il l'a fait à Fabien Deglise du Devoir dont les commentaires rejoignent mon impression du roman :
(...) Messages énigmatiques laissant entendre que la vérité, justement, est ailleurs. Indices sortant de l’ombre comme par magie. Tout est là, bien fixé et sans cesse éclairé par les va-et-vient entre 1994, l’année des meurtres, et 2014, l’année de la disparition de Stephanie, posé sur un canevas qui tient toutefois bien plus de la peinture à numéros que de l’acte littéraire fort, original et surprenant. Une toile aux contours prévisibles où la redite et l’accompagnement du lecteur dans cette architecture du mal aux fondations simplistes font perdre très vite l’intérêt, y compris sur les rares ingrédients amusants qui entrent dans la recette. On note ici la présence d’un ex-chef de police devenu dramaturge, à l’ego démesuré, ou la relation adultère et trouble d’un directeur de revue littéraire new-yorkaise avec une jeune collaboratrice.
C'est un roman tout de même digeste qu'on emprunte à la bibliothèque... Deux étoiles sur cinq... pas vraiment plus...


samedi 19 mai 2018

R-accommodements... raisonnables?

Ces dernières semaines, j'ai beaucoup travaillé : à la cabane à sucre (je vous fais grâce des détails...), dans la forêt (ramassage et débitage des grosses branches tombées cet hiver et lors du récent orage), sur le terrain (ratissage des feuilles mortes en quantité industrielle lorsque tu habites dans une érablière, première tonte du gazon), dans le micro-potager (des haricots verts seulement cette année parce que l'ensoleillement est insuffusant pour les autres légumes et salades), dans la Grosse (pour effacer les traces de notre voyage), avec le bois de chauffage (la réserve 2018-2019 est prête) et, bien évidemment, je tricote (ma propre production de gants et mitaines, et celle d'une artisane qui dit à ses clients que c'est elle qui les a tricotés...).

Et comme si ce n'était pas suffisant, j'ai accepté de m'occuper de la vente de garage collective de notre municipalité et de donner des heures à la bibliothèque de La Louise... non sans désintéressement, je l'avoue.

Et j'assume mes décisions... toutes mes décisions!


A la demande des copines de notre Club "social" de lecture, il y a eu rencontre dans une brasserie de Sherbrooke. Ayant décidé de rendre les armes et de privilégier l'amitié à la colère et au ressentiment, j'ai confirmé ma présence. Le souper fut très agréable. Nous avions une sérieuse mise à jour des potins à faire, surtout pour moi. Je dois reconnaître que ce sont, pour la plupart, des femmes intéressantes et drôles. Cependant, lorsque est venu le temps du Club de lecture proprement dit, j'ai été quelque peu décontenancée... Isabelle sort un carnet de notes et un stylo, et semble prendre les "minutes" de la réunion! Je n'ose lui demander si la production d'un compte rendu est rétablie... j'ai peur de m'emporter, de dire le fond de ma pensée... Une autre fille fait de même.... Je crois comprendre que c'est du chacun pour soi, les notes. Je n'ai ni papier ni crayon... Je devrai tout retenir... J'ai le goût de leur dire, que dis-je? leur crier, que ça sert à ça un compte rendu : nous permettre de se référer aux suggestions et impressions des membres. Ma pression monte et j'espère que mon visage n'est pas cramoisi... Je vais m'accommoder... de ma mémoire.

Comme je le mentionnais précédemment, j'ai recontacté la Louise pour lui offrir mon aide et voir où en était la bibliothèque. Je lui ai donné rendez-vous un samedi matin... Elle semblait emmêlée dans ses propos. Les livres avaient été réorganisés par ordre alphabétique d'auteurs et non par genre comme avant mon départ. Le coup de massue m'est venu lorsque j'ai vu une trentaine de petites caisses de livres empilées près de la porte... Quelqu'un - Louise ne se rappelait plus qui - avait vidé la réserve (trop-plein de livres) pour envoyer le tout à quelqu'un... Elle ne se rappelait plus qui non plus... des soeurs y paraît... Wo! J'apprendrai subséquemment que la Société de la culture et du patrimoine vont mettre sur pied un petit musée (parce que c'est subventionné...) qui occupera pratiquement tout le rez de chaussée du presbytère . Exit la bibliothèque? Certains remettent même en question la 'pertinence' d'avoir une bibliothèque! Ma pression monte encore, mon pouls s'accélère et là je sais que ma face est cramoisie! Ladite société me dit que ce sujet sera à l'ordre du jour de leur prochaine assemblée. J'y serai en personne... pour cette pauvre Louise qui n'y est plus mentalement... Je sais cependant que nous devrons nous accommoder des restes...

C'est (bien) mal me connaître...

dimanche 6 mai 2018

Feu de glace... pour en finir avec l'hiver... et le ressentiment


Après la lecture de Il faut qu'on parle de Kevin, j'avais besoin de quelque chose de différent. Tant par la forme que par le sujet. Un Nicci French? Pourquoi pas!

Un peu plus de 300 pages, de courts chapitres - parfait pour moi dont la résistance au sommeil est faible ces temps-ci -, une bonne traduction, mais une histoire assez invraisemblable au début, dont le dénouement est somme toute bien intéressant. On ressent tout de même un léger frisson vers la fin. Je dirais donc une bonne lecture de vacances.


Résumé : Il a suffi d'un échange de regards avec un inconnu croisé dans la rue pour qu'elle renonce à tout. Lorsqu'Alice Loudon se lance tête baissée dans sa relation avec Adam Thallis, elle ne connaît rien de lui, pas même son nom. Sous l'emprise de la passion, elle quitte son compagnon pour aller vivre avec Adam et l'épouse dans les deux mois qui suivent leur première rencontre. Mais à mesure qu'Alice découvre la personnalité complexe et tourmentée de son mari, ce qui n'était que simple curiosité va virer à l'obsession, menaçant peu à peu son couple et son équilibre mental. En fouillant dans le passé d'Adam, c'est sa propre vie qu'elle met bientôt en danger. Un suspense haletant, mené au rythme de l'amour fou, porté à l'écran par le réalisateur Chen Kaige (Palme d'or à Cannes pour Adieu ma concubine) avec Joseph Fiennes et Heather Graham dans les rôles principaux. (Source : Booknode.com... parce que j'ai de la difficulté à résumer objectivement un roman...)


Je ne me souviens plus pourquoi ce roman, et un autre de cette auteure (Jeux de dupes), se sont retrouvés au haut de ma PAL. Aucun souvenir non plus de la personne qui me les a donnés... Ils m'attendaient sur ma table de chevet où, outre ma lecture du moment, je garde à l'oeil le prochain à lire... Mais voilà, je ne sais pas si je vais me taper un deuxième Nicci French...



Parlant de lecture, j'ai confirmé ma présence à une rencontre "amicale" (sic) de notre défunt club de lecture... Mon profond ressentiment s'est presque éteint... Comme il semble que je sois la seule qui ait mal pris ce sabotage organisé, je veux bien privilégier l'amitié à la colère... 



Cet après-midi, petite marche dans la forêt pour constater les dégâts du récent orage... A cette époque de l'année, on voit des petites merveilles de la nature : Dicentra canadensis, tussilage, trille rouge, Erythrone d'Amérique, ail des bois... Emerveillement et apaisement instantanés... bons pour l'âme et l'humilité...