mardi 17 septembre 2019

Lu!

N., ne me demande pas comment, mais je l'ai lu au complet! Il y a beaucoup de post-its jaunes qui en sortent... Et j'ai dormi... dormi... sans me réveiller comme les dix-quinze dernières nuits... Je t'en reparle...

Oh! j'oubliais... Merci pour le Ruel, pour le beau moment de la journée d'hier avec votre visite, pour ta sagesse...

dimanche 15 septembre 2019

Le bonheur, c'est une bonne toast...

Ça goûte le ciel cette gelée de pommes... Rien à voir avec celle du commerce! Ce matin, mon moment de bonheur a été lorsque j'ai dégusté cette gelée sur mes deux petites toasts... J'ai même eu envie d'en prendre une troisième...

Il me reste suffisamment de pommes et de sucre (parce que ça en prend pas mal...), et de pots évidemment, pour faire une autre chaudronnée de gelée et faire des cadeaux...

samedi 14 septembre 2019

L'odeur des pommes et petites vites

J'attends que ma gelée de pommes atteigne le stade de gélification... Ça peut prendre une heure d'après la recette... Ça embaume les pommes dans la maison.

Il y a ce vieux pommier devant la fenêtre de la bibliothèque qui jettent ses pommes mûres sur le gazon et il y a moi, une cueilleuse de fruits. J'ai ramassé trois énormes sacs de ces belles pommes, à peine piquées, mais qui n'ont jamais été arrosées de pesticides. J'ai fait de nombreux pots de compote de pommes, une croustade, un gâteau, des muffins, et ce soir, je fais de la gelée. C'est zen de faire des conserves...

Mes récentes lectures avaient les (grandes) qualités d'être courtes et légères :

Choses vues par Thierry Horguelin. Un tout petit recueil d'une soixantaine de pages de choses entendues, vues, observées, qui traînait sur une tablette de la bibliothèque et que probablement personne n'empruntera... Certaines m'ont fait sourire...

Un petit régal par la librairie Vaugeois

Choses vues est un carnet d'observations, un recensement des incongruités du quotidien, une collection de passants qui modifient notre trajectoire de façon inconsciente. De manière simple et en douceur, l'auteur retranscrit ces anecdotes sans jugement aucun. De ville en ville, de place en place, d'autobus en avion, il immortalise ces rencontres, ces moments. Il nous partage ces paroles entendues, ces regards captés, ces sourires volés et ces folies croisées sur un ton charmant. Un petit régal.   http://librairievaugeois.blogspot.ca/2012/05/la-citation-de-la-semaine-thierry.html SB

Et mon Amélie avec son Le crime du comte Neville. Un conte, une fable de 144 pages. J'avais besoin de prendre une distance avec le sadisme de Hayder. Nothomb ne m'a jamais déçue. On l'aime ou pas... «Le crime du comte Neville" raconte l'histoire d'une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d'une voyante rencontrée à l'issue d'une fugue qui n'en est pas une.»







Le ciel par-dessus le toit de Nathacha Appanah. Un petit roman de 99 pages  téléchargé par je ne sais plus quelle raison... 
«Sa mère et sa sœur savent que Loup dort en prison, même si le mot juste c’est maison d’arrêt mais qu’est-ce que ça peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fenêtres, une porte en métal avec œilleton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu’entre les murs.
Elles imaginent ce que c’est que de dormir en taule à dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-là.» Comme dans le poème de Verlaine auquel le titre fait référence, ce roman griffé de tant d’éclats de noirceur nous transporte pourtant par la grâce de l’écriture de Nathacha Appanah vers une lumière tombée d’un ciel si bleu, si calme, vers cette éternelle douceur qui lie une famille au-delà des drames.

Un autre roman sur le cas d'une mère atypique... Pas une trame complexe ici, mais des personnages et un contexte qu'on peut facilement imaginer. Une plume intéressante, cette Appanah. Je la réserve pour mes prochains besoins de douceur.

Je viens d'aller vérifier ma gelée.... pas sur le bord de gélifier.... la recette dit que ça peut être long... 


samedi 7 septembre 2019

Sadisme et masochisme? Non, merci!

Je viens de terminer Viscères. de Mo Hayder, paru en 2016, 506 pages.

Résumé de Babelio : Et si votre pire cauchemar recommençait ? Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd'hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n'ont pas oublié cette découverte macabre, l'histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur. En grand peintre de l'angoisse, Mo Hayder nous livre une série de tableaux sanglants, dans lesquels le commissaire Jack Caffery, toujours hanté par la disparition de son jeune frère, est plus vulnérable que jamais.

Que dire de ce roman que j'ai bien failli fermer à la première scène de sadisme, mais dont j'ai repris la lecture après une couple de jours... parce que je me fais un devoir de terminer ce que j'entreprends... Alors que j'avais beaucoup aimé son roman RITUELS, voilà que je me demande si j'ai aimé celui-là... J'ai apprécié les chapitres très courts, oui, mais pas le rythme inégal ni les courtes - heureusement! - scènes de sadisme. Des personnages mous, d'autres bien campés... Même Caffery manque d'envergure à mon avis... Et la fin qui aurait pu être moins expédiée, comme si l'auteure - ou son éditeur - en avait assez... Et que dire de cette couverture (je suis sensible aux couvertures, aux jaquettes...) qui n'a aucun, mais aucun lien avec le roman...

Je pense que je vais délaisser le genre thriller ... Je suis devenue, avec l'âge, un peu trop sensible...  Les scènes de viol, de pédophilie, me troublent et m'oppressent au point de gâcher mon plaisir de lire... Si je persistais dans ce genre, ce serait du pur masochisme... et comme je ne manque pas de prétextes masochistes, je vais prendre un peu de distance...

J'avais un petit Nothomb dans ma liseuse... Pourquoi pas?

vendredi 6 septembre 2019

Changer de portable : TCHECK!

J'ai reçu mon nouvel ordinateur portable cet avant-midi... Avec deux jours de retard grâce aux services accélérés (mon oeil!) de Postes Canada... L'important, c'est qu'il soit arrivé et en bon état!

Je dois maintenant me réadapter à un clavier 100 % fonctionnel.  J'avais au fil du temps développé certains réflexes pour pallier aux nombreuses touches mortes de mon vieux portable. La première chose qui m'impressionne et m'inquiète à la fois : tous mes favoris, fonds d'écran, comptes sont réapparus par magie sur mon nouvel ordinateur sans aucune intervention de ma part. BB c'est vrai et effrayant! Pour le reste, c'est exactement la même chose que mon vieil ordi. Il est de la même taille mais légèrement plus léger, mais sa vitesse d'exécution est impressionnante! Rien que ça, et un clavier fonctionnel, justifiaient cet achat. Faut-il que chaque décision, chaque geste, chaque folie, soient justifiés? Vieux réflexe judéo-chrétien... J'assume entièrement cet achat presque impulsif pour profiter du rabais annoncé. Si je me suis trompée, eh bien, je me serai trompée... un point c'est tout! (je n'en reviens pas : des points d'exclamation, d'interrogation, des apostrophes, des parenthèses, qui apparaissent sans devoir faire apparaître un clavier virtuel!)

Après quelques minutes d'utilisation, je suis très satisfaite de mon achat! Magnifique! Reste maintenant à vérifier la perméabilité de mon AV pour télécharger mes livres... Et il faut que je parle de ma dernière lecture... Mais avant, il faut que j'aille aider mon vieux dans la cabane... La liste des tâches est interminable....


jeudi 15 août 2019

Déjà mésadaptée littéraire?

Déjà la mi-août, 8 degrés au mercure ce matin, le soleil se lève plus tard et se couche plus tôt... Mes journées sont relativement chargées pour une fille à la retraite... Le Petit est en feu et en forme... La liste de ses projets s'allonge et, par conséquent, le solde de notre carte grimpe... Je suis à ça - un centimètre environ - de mettre le pied sur le frein! Je veux un nouveau portable et je vais l'avoir!



Je viens de terminer L'été de cristal de Philip Kerr, un auteur recommandé par mon voisin français de France. Nous apprécions, Serge et moi, le même genre d'humour en littérature. Il est également le seul, dans mon entourage, à aimer San-Antonio... Alors, lorsqu'il me recommande un roman, un auteur, je lui fais en confiance.

J'ai dû le lire sous sa forme imprimée - comme si je m'en excusais... - parce que je n'ai pas réussi à le trouver sous forme numérique gratuite (mon côté radin...) sur le web. Après plusieurs mois de lecture sur ma liseuse, j'ai dû me réadapter physiquement et même cérébralement, à tenir un livre, à utiliser ma main droite pour tourner les pages, à utiliser un signet, à lire avec ma lampe de chevet... J'avais sous-estimé mes nouvelles habitudes de lecture...

L'été de cristal est le premier tome de La Trilogie Berlinoise. (4e de couv 1997) Vétéran du front turc et ancien policier, Bernie Gunther, trente-huit ans, est devenu détective privé, spécialisé dans la recherche des personnes disparues. Et le travail ne manque pas, à Berlin, durant cet été 1936 où les S.A., à la veille des jeux Olympiques, se chargent de rendre la ville accueillante aux touristes. C'est cependant une mission un peu particulière que lui propose un puissant industriel, Hermann Six : ce dernier n'a plus à chercher sa fille, assassinée chez elle en même temps que son mari, mais les bijoux qui ont disparu du coffre-fort. Bernie se met en chasse. Et cet été-là, l'ordre nouveau qui règne sur l'Allemagne va se révéler à lui, faisant voler en éclats le peu d'illusions qui lui restent... Considéré comme un des espoirs les plus prometteurs du roman policier anglais, Philip Kerr a reçu pour ce premier livre le Prix du roman d'aventures. Source : Le Livre de Poche

Philip Kerr est un auteur relativement prolifique. J'ai reconnu dès les premières pages de ce roman de près de 280 pages publié en 2010 chez Le Livre de Poche le genre d'humour que mon voisin et moi apprécions. Un humour moins irrévérencieux que celui de Dard cependant. Approchant de la fin du roman, je me disais que je ne lirais pas le reste de la trilogie... mais l'auteur a bien calculé son coup : il laisse le lecteur, la lectrice pour parler politiquement correct, carrément en plan. Suis-je à ce point frustrée pour me procurer le tome 2, La Pâle Figure? Non! Je dois reconnaître que le style de l'auteur, le personnage principal bien campé dès le début de cette histoire sur un fond historique, la traduction, enfin, m'ont plu et ont rendu la lecture agréable, mais ma PAL s'allonge et à moins que le hasard ne mette le suivant sur ma route, je vais passer à autre chose. Comme un bon San-Antonio, c'est à mon avis une lecture légère de vacances!

J'étais bien contente de renouer avec ma Clara dans laquelle je ne garde que quelques romans. S'il devait m'arriver la même mésaventure que Nicole qui a déjà perdu le contenu de sa liseuse... Bref, je regardais mes livres enregistrés et suis tombée sur Viscères de Mo Hayder... Lu à 99 %! Ben voyons donc, je n'avais aucun souvenir de cette lecture! Et il n'était pas question que je me lève pour consulter ce blogue pour vérifier si je l'avais lu ou non! Je l'ai remis comme "non lu" et dès les premières pages, j'ai réalisé que je ne l'avais jamais lu, ce que j'ai confirmé ce matin en relisant mon blogue. Fiou! Ma mémoire est encore efficace!

vendredi 26 juillet 2019

Une lecture interminable...

Le P'tit fait une sieste. Je dois donc trouver une activité silencieuse... Ç'a ses bons côtés...
Une vie comme les autres de Hanya Yanagihara. 778 pages... alors que je ne lis que le soir, au lit, mes journées étant si occupées qu'elles ne me laissent pas ce luxe de lire... Pourquoi diable ai-je entrepris la lecture de cette brique? J'ai, de toute évidence, sous-estimé mes réserves d'énergie...

Résumé pris sur le site de Babelio : Epopée romanesque d'une incroyable intensité, chronique poignante de l'amitié masculine contemporaine, Une vie comme les autres interroge de manière saisissante nos dispositions à l'empathie et l'endurance de chacun à la souffrance, la sienne propre comme celle d'autrui. On y suit sur quelques dizaines d'années quatre amis de fac venus conquérir New York. Willem, l'acteur à la beauté ravageuse et ami indéfectible, JB, l'artiste peintre aussi ambitieux et talentueux qu'il peut être cruel, Malcolm, l'architecte qui attend son heure dans un prestigieux cabinet new-yorkais, et surtout Jude, le plus mystérieux d'entre eux. Au fil des années, il s'affirme comme le soleil noir de leur quatuor, celui autour duquel les relations s'approfondissent et se compliquent, cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l'ampleur.

Vous ne retiendrez pas votre souffle durant sa lecture. Il ne vous tiendra pas éveillée jusque tard dans la nuit. Je dirais que dans mon cas, il avait un effet soporifique.... L'auteure, Yanagihara - que je ne connaissais pas - aborde les contextes et les situations de façon bien réservée... Pas de vrais mots pour les vrais problèmes, les vraies horreurs, les vrais gestes, les vrais drames. Elle fait preuve d'une telle pudeur à parler de problèmes ignobles, laissant au lecteur le soin d'imaginer le pire comme le meilleur. Parce qu'il y a tout de même de la beauté dans cette relation entre amis de longue date, des hommes en particulier.  Je n'ai embarqué dans l'histoire que bien loin dans le livre... L'écriture est tout de même belle, le rythme assez lent, et que dire de la traduction : impeccable!  Une brique de vacances... 3,5 étoiles.