jeudi 24 août 2017

Tab...

Je relis mon dernier billet... la citation de Lévy... Je la relis pour bien la comprendre, l'apprendre par coeur, la mémoriser, la retenir, l'imprimer dans ma cervelle, dans mon coeur...



Visite impromptue chez Patrick. C'est presque la dernière semaine du mois (et pour être franche, pour soulager ma conscience parce que je viens de faire une grosse épicerie et que mon frigo déborde) et je sais qu'il ne mange probablement pas à sa faim... Je fais un micro-panier de l'espoir : petits pots de confiture, café instantané, soupes en boîte... Il a déménagé dans l'autre immeuble du complexe de studios mais son nom n'a pas déménagé lui... Je sonne à une place, à l'autre, revient à la première, sonne, re-sonne, rere-sonne... Je sacre...Il apparaît en personne, un sandwich dans la main, son 'buzzer' étant défectueux...

Son père apporte le micro-panier et on monte tous à son appartement. Il y a un gars dans son appartement. Un 'semblable' (ils se ressemblent tous...). Ils jouaient au PlayStation en fumant du hasch... Lorsque je lui demande si cette affaire-là reste avec lui, il me dit que c'est un voisin de palier. Il est 13h30 et... à 40 ans... il joue au PlayStation... en fumant du hasch... et moi qui m'en faisais pour lui, qui se sentais croche d'avoir le frigo plein... Tab...!!! Tab... d'imbécile (l'imbécile, c'est moi, vous aurez compris...)!!! Je lui laisse 5$ pour qu'il prenne l'autobus dimanche (ma mère fait son épluchette de blé d'inde... misère... mais ça c'est une autre histoire)... Je veux lui laisser $40 pour de l'épicerie, mais il s'objecte poliment... Je décide donc de ne lui laisser que 20$... question d'apaiser ma colère... (je lui donnerai le 20$ dimanche, s'il se présente chez sa grand-mère).

Je la relis une fois de plus cette citation... Je ne peux être la seule responsable de cette situation...

lundi 21 août 2017

Du bon sur FB... quelquefois...

Mon ami Richard J. a publié cette citation sur FB.
J'ai essayé, mais pas trop longtemps tout de même, de voir si cette citation de Lévy était véridique et je n'ai rien trouvé.
Mais elle me 'parle'... beaucoup...

On peut blâmer son enfance, Accuser indéfiniment ses parents de tous les maux qui nous accablent, Les rendre coupables des épreuves de la vie, de nos faiblesses, de nos lâchetés, Mais finalement on est responsables de sa propre existence, On devient qui l'on a décidé d'être...
Marc Levy

mercredi 2 août 2017

Autopsie d'un matelas de roulotte


La Princesse au petit pois... Qui ne connaît pas ce conte?

Pour 'ménager' (c'est ma force, mais également ma faiblesse), j'avais ajouté une couche de mousse, de qualité tout de même, au matelas existant de la Grosse. Et j'avais même considéré en ajouter une autre...

Aux grands maux (de dos), les grands remèdes (moins onéreux que le chiro!)! Nous l'avons plutôt remplacé par un autre, de qualité celui-là, avec des ressorts ensachés! Disons que pour le rentrer dans la roulotte, puis dans la chambre, nous avons dû faire quelques contorsions. Aucune entorse, sauf à notre budget... Nous avons remis toute la literie et fait un petit essai en position horizontale... Il sera parfait!

Quant à l'ex-matelas, on lui a découvert une fermeture éclair sur l'une ses faces (cachées). Misère... Il ne contenait que trois couches d'épaisseurs variées d'une matière fibreuse douteuse... Pas étonnant qu'on ait eu la douloureuse impression d'être couchés sur les planches (quand tu n'es pas mort ni fakir, c'est pas une bonne idée...).

Au tour de celui de notre chambre à coucher... lorsque notre cochon aura pris un peu de poids...



mercredi 12 juillet 2017

Prix E.A. Poe??? Ah oui, ah bon...

L'auteure était une lauréate du Prix Edgard Allan Poe... Je m'attendais à pas mal plus d'action...J'avais besoin d'un 'ooomf' littéraire. Vous savez, lire avec une certaine tension dans l'estomac, en anticipant le prochain chapitre, la fin... Je pensais être tombée sur un excellent thriller, mais j'avais un peu plus d'attentes. Alors que certains soirs, je dévorais une cinquantaine de pages à la fois (parce que l'histoire est quand bien intéressante), j'ai gardé le dernier chapitre (une dizaine de pages) pour un autre soir parce que l'intrigue s'était déjà dénouée depuis plusieurs pages... J'ai trouvé que la traduction était tout de même bien, que les dialogues étaient pertinents, sans longueurs, et que l'intrigue était originale. Mais il ne m'a pas empêchée de dormir... Pas plus que 3 étoiles...

Babelio le résume ainsi : Lorsque l'inspecteur Cassie Maddox est appelée sur les lieux d'un meurtre ; elle perçoit dans la voix de ses collègues une tension inhabituelle. Et pour cause : la victime lui ressemble trait pour trait, et porte des papiers au nom d'Alexandra Madison. Une identité que Cassie a inventée et dont elle s'est servie, voilà des années pour infiltrer un réseau de trafic de stupéfiants. Afin de démasquer l'assassin, les policiers de Dublin imaginent le plus dangereux des stratagèmes : prétendre qu'Alexandra a survécu a ses blessures et obliger Cassie à se faire passer pour elle. La voici qui intègre le : vieux manoir qu'Alexandra partage avec quatre amis, étudiants comme elle à Trinity College. Un lien étrange les unit : ils vibrent d'un même amour pour la littérature, d'un même refus de s'encombrer de leur passé. 

vendredi 30 juin 2017

Je cherche des emmerdes?

Je cours après, on dirait... mais voilà, j'ai un pied dedans... autant assumer et essayer de me dépêtrer de cette situation.

C'est un préjugé tenace : les personnes (privilégiées) à la retraite ont le devoir (moral) de donner de leur (précieux) temps à autrui. Toute résistance (ou refus d'obtempérer) suscite un (certain) mépris (ou mépris certain) de ses pairs...  On s'assure ainsi une place au ciel et (ça c'est moins certain) un café gratuit.

J'ai compris (mais surtout appris) très (très) jeune que dans la vie, tu devais ne compter que sur toi-même pour vivre (et survivre). J'étais dotée d'une bonne santé (physique, mentale et, à la limite financière) et de tous les talents nécessaires pour ce faire. Ou du moins, essayer de faire... Si bien qu'à ce jour, mon ultime réflexe, c'est de demander de l'aide. Or, dans ma petite communauté, il semble que nous (les gens de ma race) ne soyons pas si nombreux que ça. Leur slogan : J'ai un problème et TU es la solution! Misère....

Je viens d'offrir (et j'étais à jeûn en plus!) de donner un coup de main pour mettre de l'ordre dans le fouillis-en-devenir de notre nouvelle petite bibliothèque-sans-bibliothécaire. Victime de son succès et de la grande générosité (soyons francs... ça arrange bien des personnes d'avoir un lieu où se débarrasser de ses livres encombrants) de nos concitoyens, la zone d'accueil est (déjà) (et surtout intentionnellement) bordélique avec des caisses de livres empilées! Des deux personnes qui l'ont mise sur pied, une seule (une retraitée évidemment) peine à tout trier et ranger. Et voilà que je m'offre de lui donner un coup de main... les jours de pluie évidemment (parce que les 'beaux' jours, j'ai du travail chez moi... du travail que j'avais gardé pour ma retraite!).  Le visage de cette 'bénévole' dépassée par l'ampleur du travail (et quelque peu manipulatrice... une ancienne maîtresse d'école) s'éclaire alors. Je suis entrée de plain-pied dans son jeu... Misère!

Je vais sortir mes crottes jaunes... et espérer qu'il ne pleuvra pas trop souvent!






dimanche 25 juin 2017

Déception totale!

L'Affaire Bernini de l'auteur Iain Pears (Ed. Belfond, 2001). Je l'avais gardé parce que la quatrième couverture parlait d'une énigme policière...  Une véritable imposture! J'ai malgré tout persisté jusqu'à la presque fin (j'ai claqué le livre à la page 304 alors qu'il en contient 328...). L'éditeur, sur son site, en parle en ces termes :Iain Pears signe ici une nouvelle énigme policière où l'on retrouve le brio d'une intrigue savamment agencée, l'écriture élégante et l'irrésistible ironie d'un auteur qui s'en prend ici à cette catégorie de riches Américains pour qui l'art est au mieux un investissement, au pire un moyen d'échapper au fisc.  Foutaise!



C'est mal écrit, mal traduit. Quant à la forme et au fond, même les Harlequin font mieux! Ne perdez pas votre (précieux) temps à le lire. 0 étoile!!!! Je vais le donner à notre nouvelle petite bibliothèque parce que c'est avant tout un livre et que, comme la nourriture, c'est péché de le jeter... même au recyclage.

mercredi 14 juin 2017

Lu avec 'mon' coeur de mère


Durant notre escapade à Las Vegas, nous devions prendre le temps de lire le livre que nous avions apporté pour l'autre. Nicole avait mis pour moi, dans sa petite valise bleue, La femme qui fuit, de Anaïs Barbeau-Lavalette (Ed. Marchand de feuilles, 2015, 378 pages); j'avais apporté pour elle Orgasme à Moscou de Edgar Hilsenrath (pas facile de trouver un livre qu'elle n'a pas déjà lu...). Finalement, nous n'avons pas eu le temps de lire grand chose...

De retour à la maison, j'ai poursuivi la lecture de ce roman avec une certaine appréhension. Je me souvenais que Nicole avait trouvé un passage particulièrement difficile. D'ailleurs, je compte bien échanger avec elle à ce sujet... Je l'ai lu avec ma 'maternalité'... aujourd'hui (presque) assumée pour ce qu'elle était, ou n'était pas, selon le cas... avec un sentiment omniprésent de culpabilité et d'imputabilité... c'est une longue histoire... une autre histoire... enfin... Disons que je n'aurais jamais gagné le titre de 'maman de l'année'...

J'ai vu à chaque page, avec ces 'tu' et ces 'te', un gros doigt pointé vers cette femme, cette mère 'dénaturée'... Comme une confrontation, un règlement de comptes, des questions sans réponses, une analyse d'un parcours peu commun pour son époque... Par ce roman, l'auteure dit à cette mère et grand-mère 'désertrice' ce qu'elle avait à (lui) dire et qu'elle n'a pas été en mesure de faire. Et heureusement pour elle que ces signataires du Refus global ont laissé des oeuvres, des documents, des traces dans la mémoire collective qui nous donnent une idée du contexte dans lequel ces hommes et ces femmes artistes et rebelles ont évolué.

Le bout qui m'a ébranlée, moi, c'est le moment où son fils, itinérant, la retrouve... Je ne développerai pas plus.... parce que... c'est ainsi...

Par ailleurs, j'ai trouvé que l'écriture était précise, recherchée, sans redondance, et que le fond de ce roman suscitait une certaine introspection. Je l'ai donc beaucoup aimé et lui donne 4 étoiles.


Dans ma recherche pour documenter cet article, je suis arrivée sur cette page : Varia, qui contient des liens vers les sujets du maternalisme et de la maternitude. Je me promets d'y revenir.  Histoire de mieux m'assumer... et qui sait, me pardonner...