samedi 16 février 2019

Petit drame japonais pour changer

Je n'ai mis que deux jours pour lire les 240 pages de Les doigts rouges de Keigo Higashino. Sans le qualifier de grand roman "policier", je le situerais plutôt dans le catégorie "drame". Nous sommes dans un Japon moderne, avec des valeurs morales ancestrales confrontées aux problèmes contemporains... Bien traduit, bien structuré malgré quelques "trous" dans l'histoire... L'auteur est allé à l'essentiel... Lecture agréable en attendant le moment du départ prévu pour le 19...

jeudi 14 février 2019

Presque parfait!




Pourquoi toujours plugger des restaurants, des vins, des thés, des boulangeries, des charcuteries, des desserts que seuls les fortunés connaissent? Ça fait tellement snob et redondant... A m'énarve! Je la sais épicurienne, mais pourquoi gâcher un bon roman policier avec toutes ces informations sans rapport avec l'histoire? Elle fait ça dans tous ses romans... Je veux lire un roman policier, pas un guide gastronomique! 

C'est tout de même un bon roman, bien écrit, dans lequel on retrouve ses personnages phares. Le rythme est soutenu et le suspense omniprésent. Je le recommande!


vendredi 8 février 2019

Foenkinos

Tu connais David Foenkinos?

J'avais fait sa connaissance avec Je vais mieux, que j'avais d'abord pris pour un livre de croissance personnelle, de psychologie, pour finalement découvrir un beau petit roman, qui a d'ailleurs été porté au grand écran et que j'ai regardé récemment. Bien aimé, et le roman et le film.

Avec Vers la Beauté (Ed. Gallimard, 2018, 224 p.), j'ai reconnu son style, son rythme, sa façon d'observer, d'étudier ses personnages. A la fois beaucoup de mots, de dialogues, et beaucoup de silences.... Typiquement français. Un roman lu sans m'en rendre compte... Que je recommande pour sa douceur...

Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d’Orsay. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu’il vient d’éprouver. Pour survivre, cet homme n'a trouvé qu’un remède, se tourner vers la beauté. Derrière son secret, on comprendra qu’il y a un autre destin, celui d’une jeune femme, Camille, hantée par un drame. (Source : Gallimard)




Sans être très convaincant, dans ce petit vidéo portant sur ce roman de Foenkinos, le premier critique, Buisson, rejoint mon impression... l'autre, il a été invité pour dire le contraire.... Typiquement français!


mercredi 6 février 2019

Lire les critiques : avant ou après?

Que gagne-t-on à lire les critiques littéraires, les commentaires des lecteurs, le site des éditeurs (les moins objectifs finalement!), avant d'acheter ou d'entreprendre la lecture d'un livre? Toutes ces sources autour du livre, du roman, de l'auteur, ne servent-elles pas qu'à influencer nos choix, notre esprit critique, nos attentes? 

J'essaie de me souvenir de la raison pour laquelle j'ai téléchargé Né d'aucune femme de Franck Bouysse (La Manufacture des livres, éd., Janvier 2019, 334 pages), et c'est flou. C'est ainsi pour la plupart des livres numériques qui s'accumulent dans mon ordinateur. Je suis comme un écureuil ou une survivaliste... je fais des provisions... à profusion... dont je ne me rappelle plus l'emplacement ou l'utilité...

Etait-ce pour l'illustration, que je trouvais très belle? Une recommandation vue sur une des nombreuses pages FB littéraires auxquelles je suis abonnée? Toujours est-il que je l'ai lu sans me poser de questions, sans même rechercher le résumé ni d'informations sur l'auteur, Franck Bouysse, qui m'était totalement inconnu. Et je l'ai aimé... oui, je peux dire que l'ai aimé. Ai-je eu le sentiment de lire une très grande oeuvre littéraire comme en font foi les nombreux commentaires très élogieux publiés sur la page de l'éditeur et dont je n'ai pris connaissance qu'une fois ma lecture terminée? Avec mes connaissances et compétences littéraires bien humbles, je ne le crois pas cependant...

Voici un bon résumé pris sur le blogue On l'a lu :
Gabriel, un jeune curé, est appelé dans un asile pour bénir le corps d’une défunte. Il [...] sait qu’il va trouver sous les plis de la tenue de la femme morte « les cahiers de Rose », comme le lui a annoncé l’infirmière venue le prévenir. Gabriel devient donc le porte-voix de l’histoire de Rose, une jeune fille vendue par Onésime, un père essayant de sortir les siens de la misère. « Malgré les doutes, les traits du visage de la femme se détendirent petit à petit face à ce mari retrouvé sous son apparat de misère toujours de circonstance, mais qu’il portait de nouveau telle une digne parure au regard de la pesante richesse lestant son bras, qui l’avait fait un temps félon de l’âme d’une famille entière. » Nul conte de fées dans ces pages sombres. Magnifier la nature, décrire avec la précision d’un orfèvre les chevaux, les corps, les paysages… équilibrent à peine les passages de souffrance, de détresse et de terreur. Rose est violée par le maître des lieux, sous le regard d’une mère abominable : « la vieille était toujours sur sa chaise, elle récitait des paroles que je comprenais pas. C’était de la douleur supplémentaire qu’elle reste là sans rien faire (…) je savais pas ce qui me faisait le plus souffrir entre la douleur, le dégoût et la honte. » La jeune fille n’a nulle chance de s’échapper [...]. Sauf à essayer de tuer ses bourreaux. Les chapitres portent le nom des protagonistes, de quelques-uns tout du moins, comme autant d’entrées dans cette fiction. Leurs voix offrent un peu de recul -nécessaire dans ce climat de violence-. A celle de Rose succède celle d’Edmond, le si peu courageux demi-frère du Maître des Forges, ou celle d’Onésime, rongé par le remords qui reviendra tenter de reprendre sa fille aînée, Elle, la mère de Rose. Et puis il y a la voix de l’Enfant « muet. Ce qu’il a cru rêver et qui surgit ce jour dans l’immobilité de son corps accroché à la bride, cette trace qui relie l’enfant à l’homme, lui à lui, fils né d’aucune femme, et non un autre. Tout ce qu’il devient. Tout ce qu’il est. »
La question à 100 piastres : si j'avais préalablement lu les commentaires non désintéressés de l'éditeur et des gens probablement payés pour encenser l'oeuvre, et d'autres plus objectifs, l'aurais-je lue avant une autre dans ma PAL numérique? Probablement pas... Je n'ai que l'embarras du choix! Toutefois, comme je n'ai que rarement eu l'impression que j'avais perdu mon temps à lire un roman, peu importe le genre, j'assume!

La trame et le contexte sont intéressants, les personnages ont du caractère, la plume est agréable, le rythme et le suspense sont soutenus, et l'issue ne se dessine qu'à la toute fin... Pour ces qualités que j'apprécie, je lui donnerai un 3½ sur 5.

vendredi 1 février 2019

Mon magasin de bonbons...

Tiens, pour changer, je vous montre la 4e de couverture de Famille parfaite de Lisa Garder... Cela m'épargnera la recherche du résumé, sa copie et son collage... sans oublier le conditionnement du texte, la mention de ma source... des technicalités, mais bon, je m'économise...

Ce roman était dans ma PAL numérique depuis quelques temps. Cette PAL me donne souvent l'impression d'avoir 5 ans et d'entrer dans d'un magasin de bonbons... Je veux tous les goûter, les ouvrir, les garder... Émerveillée, je ne sais lequel choisir... Chaque roman que j'y ajoute parce qu'on me l'a recommandé, parce qu'un critique littéraire l'a encensé, ou tout simplement parce que la jaquette me plaisait, chaque roman dis-je devait être le prochain que je lirais... Finalement, il se fond avec les centaines d'autres (c'est une pathologie mentale, l'accumulation compulsive de livres numériques?) qui m'attendent...

Gardner est une auteure (ou devrais-je dire, plutôt écrire, "autrice" comme beaucoup de chroniqueurs littéraires?) prolifique et renommée. Pour avoir lu quelques-uns de ses romans, je comprends qu'ils soient des bestsellers. Elle maîtrise l'art de créer un contexte crédible et bien documenté, où évoluent des personnages tout aussi crédibles et efficaces, dont certains qu'on retrouvera à l'intérieur de ses séries. J'ai aimé la quasi-absence de longueurs et de répétitions. L'intrigue croît lentement jusqu'à la fin que tu ne devineras qu'à l'avant-dernier chapitre! Très bon roman policier qui mérite ses 3½/5 étoiles.


Mon magasin de bonbons numériques s'est allégé d'un roman, mais pour combien de temps... Je suis une TOC de la lecture...

vendredi 18 janvier 2019

Grisham... une valeur sûre!

Nous voulons tous que nos juges soient honnêtes et sages. C’est la première de nos attentes. Leur intégrité, leur impartialité sont les fondements de notre système judiciaire. Mais que se passe-t-il quand un juge ne respecte pas la loi, quand il se laisse corrompre ? C’est rare, mais cela arrive. Lacy Stoltz travaille pour le Bureau de l’inspection judiciaire. Avocate, sa mission consiste à mener l’enquête quand on lui rapporte des manquements à l’éthique. Après neuf ans dans ce service, elle sait que la plupart des écarts de conduite sont dus à l’incompétence, pas à la corruption. Mais parfois de véritables affaires de corruption arrivent sur son bureau. Un avocat, anciennement radié du barreau, reprend du service sous une nouvelle identité. Il prétend qu’une magistrate de l’État de Floride a détourné plus d’argent que tous les juges véreux réunis – ceux du pays tout entier, toute époque confondue. D’après lui, cette juge serait mêlée à la construction d’un grand casino sur une réserve indienne. La Coast Mafia a financé le casino et se sert aujourd’hui largement dans la caisse. La juge, qui reçoit sa part du butin, ferme les yeux sur ces activités illicites. L’alliance est solide. Tout le monde y trouve son compte. Mais, Greg Myers veut mettre un terme à cette entente. Non seulement son client connait la vérité et veut prévenir la nation, mais empocher aussi une fortune comme le prévoit l’État de Floride pour les lanceurs d’alerte. Greg Myers dépose donc une plainte auprès du Bureau de l’inspection judiciaire, et l’enquête est confiée à Lacy Stoltz, qui comprend aussitôt que l’affaire risque d’être dangereuse. Le danger est une chose. La mort en est une autre. (Merci Babelio!)

La notoriété de John Grisham, dans le domaine du polar/thriller, est reconnue internationalement. Je savais donc que j'avais un roman intelligent entre les mains et j'en ai savouré toutes les 475 pages! Pas de longueurs, pas de redondance... Juste un roman intelligent et bien documenté. Bien agréable à lire en vacances! Je lui donnerai 3 étoiles, sur cinq, pour le plaisir....

Méfiez-vous des jaquettes!

J'avais repéré ces trois tomes dans la section 'French' de la bibliothèque du parc... Encore une affaire de jaquettes...  Visuelle, je suis sensible aux jaquettes des livres.... Elles ont souvent guidé mes choix et continueront de les guider parce que je suis indécrottable...



J'aurais dû abandonner la lecture du tome un de cette trilogie après les cent premières pages; les personnages n'étaient toujours mis en place, mais j'ai persisté... L'action s'est finalement manifestée vers la deux cent cinquantième page et a coupé court, m'obligeant à m'attaquer au deuxième et, pour les mêmes raisons, au troisième qui finit en queue de poisson... le poisson étant moi, de toute évidence...

Babelio résume ainsi le premier tome : La psychothérapeute Sofia Zetterlund suit deux patients particulièrement difficiles : Samuel Bai, un ancien enfant-soldat de la Sierra Leone et Victoria Bergman, une femme profondément meurtrie par un violent traumatisme d'enfance. Tous deux présentent des signes de personnalités multiples. Un jeune garçon est retrouvé mort derrière des buissons, près d'une bouche de métro, le corps momifié et sauvagement mutilé. Pour l'inspecteur Jeanette Kihlberg, l'enquête s'annonce compliquée : il est d'origine étrangère et personne ne semble se préoccuper de sa disparition. Bientôt une nouvelle victime impose l'horrible évidence d'une série. Chacune de leur côté, la flic et la psy se voient confrontées aux mêmes questions : Combien de souffrances peut on infliger avant de basculer dans l'inhumain et de devenir un monstre ? À quel moment la victime se mue-t-elle en prédateur ? Et peut-on être mauvais si on ne ressent aucune culpabilité ? Avec le premier volume de la trilogie "Les Visages de Victoria Bergman", acclamé par la presse suédoise, Erik Axl Sund entame une plongée vertigineuse dans les tréfonds du psychisme humain et signe un polar brut et rageur qui remet l’urgence au coeur du genre.

Erik Axl Sund est en fait deux auteurs (cliquez sur le lien) suédois. Pour les initiés, le polar suédois a ceci de particulier, pour nous lecteurs de l'Amérique du nord, que les personnages et les lieux ont des noms difficiles à prononcer et à retenir. C'est une gymnastique pour le cerveau et la mémoire. Ajoutons à ça un style particulier d'écriture (dû au fait qu'on a un duo d'auteurs?) avec de très courts chapitres où s'entremêlent les lieux, les époques et les personnages... pas facile de garder le cap. Dans cette trilogie, les personnages principaux avaient au moins des prénoms courants (Sofia, Jeannette, Victoria...).  Et dans ce contexte sordide de pédophilie et de maladies mentales telles que les personnalités multiples, les auteurs nous ont au moins épargné les détails des agressions sur les enfants... J'aurais retourné les livres immédiatement... Rien d'approfondi non plus dans certains autres contextes moins scabreux... On s'en remet à l'imagination ou à la pudeur du lecteur je suppose...

Je m'attendais à un certain dévoilement des intrigues à la fin, mais non... j'ai même crains un quatrième tome... Dieu Merci, il n'y en a pas! Il faut dire que le domaine des maladies mentales complexes et, pire, des perversités sexuelles, n'offre aucune véritable explication scientifique, aucune justification... Aucune!

Deux étoiles... juste parce qu'on m'a convaincue de lire les trois tomes aux jaquettes intrigantes...