samedi 11 janvier 2020

Andrée A. Michaud : Tempêtes

Mon deuxième Andrée A. Michaud, et sûrement pas le dernier!

Dans ma recherche d'un bon résumé de ce roman, je suis tombée sur cet article de Marie-France Bornais (Journal de Mtl ,12 octobre 2019) qui résume bien et le roman et l'esprit du roman de 287 pages numériques paru en septembre 2019.
Auteure du best-seller Bondrée, un roman récompensé de plusieurs prix, Andrée A. Michaud propose dans Tempêtes une histoire inquiétante, sombre à souhait, où la folie se faufile à travers la fureur des éléments. Cette histoire déroutante se déroule sur deux saisons, d’un versant et de l’autre de la mystérieuse Cold Mountain. Frissons d’horreur garantis.Quelque part dans les montagnes qu’on devine être dans le sud-est du Québec, Marie, une femme seule, vient d’emménager dans une maison léguée par son oncle, mort mystérieusement. Déterminée à découvrir la vérité (meurtre ou suicide ?), elle est freinée dans sa quête par un blizzard effrayant. Son histoire s’imbrique dans le deuxième récit, se déroulant en pleine canicule. Cette fois, c’est un homme, seul sur un terrain de camping, qui est surpris par de violents orages. Autour de lui, des cadavres apparaissent, portés par les eaux en crue. La nature prend le dessus dans Tempêtes, et Andrée A. Michaud décrit avec finesse l’atmosphère oppressante qui s’installe sur les deux versants de Cold Mountain. «C’est toujours un lieu qui m’inspire mes romans, dit-elle, en entrevue. Il y a une montagne, près de chez moi, qui n’est pas gigantesque comme celle que je décris dans Tempêtes, mais qui m’impressionne toujours. Et quand on arrive à cette montagne par une petite route, on a vraiment l’impression d’être avalé par la montagne. C’est un peu ce que je décris.» Deux récits qui se rejoignent. En cours d’écriture s’est présentée une idée concernant un terrain de camping. «Je n’arrivais pas à me brancher entre mes deux idées, j’étais attirée à la fois par l’une et par l’autre. Écrire deux romans en même temps ? Pourquoi pas! J’ai fait en sorte que ces deux récits se rejoignent, chacun sur un versant de la même montagne.» Andrée A. Michaud dit qu’elle n’est pas «la fille la plus brave au monde», et que se retrouver dans un chalet isolé, en pleine tempête, la ferait peut-être paniquer comme son personnage. Mais Marie ne lui ressemble pas. «J’ai vécu assez longtemps proche de la nature pour savoir que ce n’est pas la nature qui est dangereuse, ce sont les êtres humains qui peuvent l’habiter.» Marie, justement, est une personne relativement équilibrée, mais un brin fragile. «Elle arrive à un point de son existence où elle ne sait plus trop où elle s’en va. Il y a cet oncle qui meurt et lui lègue sa maison, et sans trop réfléchir, elle y déménage tout de suite, sans prendre le temps de penser à l’isolement de la place. Et c’est là que tout dégénère.»Andrée A. Michaud a une fascination pour la nature déchaînée, qui prend le contrôle sur tout. «Quand j’essaie de décrire une tempête ou un orage, je suis heureuse parce que j’aime que ces éléments se déchaînent. Je trouve ça beau.»Faire peur. Malgré la violence de certaines scènes, elle a pris plaisir à penser qu’elle allait susciter des émotions et une certaine angoisse à ses lecteurs. Leur faire peur, même. «Quand on écrit un roman qui se veut un roman d’horreur, c’est le but qu’on poursuit ! J’ai pris plaisir à faire les descriptions des tempêtes, à faire en sorte que Marie se dirige lentement mais sûrement vers la folie. Et si le genre est si populaire, c’est qu’on aime avoir peur!» Et elle, qu’est-ce qui lui fait peur? «Entendre un bruit qu’en principe, je ne devrais pas entendre, ou entendre la voix de quelqu’un qui n’est pas là, ça pourrait me faire peur... mais ça ne m’est jamais arrivé!»
J'ai trouvé l'écriture très dense, me gardant parfois en apnée. J'ai d'abord cru à une histoire de schizophrénie, mais comme le passage de la normalité à la psychose est parfois étroit, on confond souvent les deux au fil des pages. Les personnages se perdent dans leur folie, et moi dans la leur... C'est un roman sombre, sans véritable aboutissement. Je ne suis pas une experte en romans noirs et en thrillers, mais pour m'avoir gardée en haleine tout le long, je le recommande. Et je recommande cette auteure!

Nous aurons un club de lecture de polars dans mon petit village. Première réunion prévue cette semaine. Excitée je suis!

dimanche 5 janvier 2020

Première lecture de 2020 : un roman policier!

Lorsque je l'ai choisi parmi mes 57 pages de titres dans ma liseuse, c'est avec le désir de ME faire plaisir. Je veux bien découvrir de nouveaux auteurs, sortir de ma zone de confort, mais ce soir-là, un des premiers de 2020, j'ai opté pour une bonne vieille paire de pantoufles!
Résumé :
Missions « haute tension » pour Bosch : traquer un violeur en série et retrouver un héritier que certains n’ont aucune envie de voir apparaître dans le tableau. Aussi glaçant que profondément émouvant. À présent inspecteur de réserve au San Fernando Police Department, Harry Bosch est un jour contacté par Whitney Vance, un magnat de l’industrie aéronautique qui, sentant sa mort prochaine, voudrait savoir s’il n’a pas un héritier auquel léguer sa fortune. Dans sa jeunesse, le vieil homme est tombé amoureux d’une Mexicaine prénommée Vibiana, mais l’a quittée sous la pression de sa famille. Aurait-elle eu un enfant de lui ? Cette question n’étant pas du goût de son conseil d’administration et de quelques autres requins avides de se partager le gâteau, Bosch se retrouve immédiatement en danger. Pour corser le tout, au commissariat où il travaille, ses collègues recherchent plutôt maladroitement un violeur en série au mode opératoire particulièrement redoutable. Et c’est Harry Bosch qu’on appelle pour résoudre l’affaire. Entre la traque du violeur et la quête éminemment périlleuse d’un possible héritier dont personne ne veut, Bosch est mis à rude épreuve, d’autant plus qu’il se retrouve confronté à un passé qui le plonge à nouveau dans de graves angoisses existentielles. (source : bepolar.fr)
Avec Sur un mauvais adieu de Michael Connelly (375 pages, 2018), pas de surprise, pas de déception. La qualité est constante. Harry vieillit bien. Le contexte est bien documenté, le rythme et l'intérêt sont soutenus grâce à plusieurs revirements de situation. Parfait pour les insomniaques ménopausées...

Bilan 2019, résolutions 2020... bla, bla, bla...

Une nouvelle année, c'est le temps des résolutions et des défis... et parmi eux, chez de nombreux blogueurs littéraires, celui de lire plus de livres, de lire «x» nombre de livres au cours des douze prochains mois. bla, bla, bla....C'est aussi le temps des bilans, des comptes, des impôts, des budgets... 

Je n'aime pas tous les défis, et encore moins me faire dire quoi faire ou de perdre du poids! Côté lecture, j'ai un appétit qui varie au fil du temps et des saisons, de mes tâches mais surtout de mon énergie. J'ai toutefois décidé de faire le compte de mes lectures de 2019 et à ma (très) grande surprise, compte tenu du temps que j'y consacre, j'ai lu 38 romans! 38, dont certains que je ne me souvenais même plus, d'où la justification de ce blogue!

Alors, je me donne une bonne tape sur l'épaule et me congratule chaudement! 

lundi 30 décembre 2019

Terminer 2019 en beauté!

Je l'ai ouvert en toute confiance... J'avais aimé le premier tome de cette série que je lirai finalement dans le désordre. Comme si je commençais un livre par la fin...

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi, 276 pages numériques, paru en 2019, qu'une lectrice a parfaitement résumé :


L’AVIS DE LÉA D. (SOURCE : ZONELIVRE.FR)
Après la fin du tome précédent, L’égarée, j’avais hâte de lire Le jeu du chuchoteur ! Une nuit d’orage, la police reçoit l’appel d’une famille, vivant isolée. Un homme avec une capuche rôderait autour de leur maison… Les officiers n’arrivent que le lendemain matin et découvre une scène de cauchemar : des traces de sang partout, une lutte violente. Mais aucune trace de corps, que ce soit ceux des parents ou des enfants. Que s’est-il passé ? Suite aux événements éprouvants survenus dans L’égarée, Mila Vasquez a démissionné de la police et s’est retirée dans une petite maison isolée avec sa fille Alice. Là-bas, elle essaie de se reconstruire, tant bien que mal. Mais cette retraite va être bouleversée lorsque on va venir lui demander son aide sur cette affaire. Très vite, Mila craint le pire : et si le chuchoteur était de retour ? Elle va également découvrir qu’un jeu mystérieux est sans doute une des clefs de cette affaire, et que c’est bien plus dangereux et beaucoup moins simple qu’elle ne l’imaginait… Une course contre la montre s’engage, une course dont Mila risque de ne pas ressortir intacte. Car ceux qu’elle affronte sont terrifiants et prêts à tout. Elle plonge dans les ténèbres, les ténèbres qu’elle connaît bien, mais qui cache encore beaucoup d’horreurs malgré tout ce que Mila a déjà affronté. L’immersion dans le jeu vidéo permet d’ouvrir des pistes intéressantes, notamment sur l’âme humaine. C’est un jeu qui permettait au départ d’évoluer dans une société idéale, où les gens pouvaient – à travers leur avatar – accomplir des actes altruistes. Mais malgré la présence des modérateurs, le jeu a changé : les plus mauvais côté de l’être humain se sont invités, les instincts les plus mauvais sont arrivés… Transformant ce jeu en terrain de jeu pour les monstres en tout genre, qui pouvaient accomplir sur Internet tout ce qu’ils ne s’autorisaient pas (encore) à faire dans la réalité. Dans cette enquête, elle va être épaulée par l’inspecteur Berish, le seul qui va l’aider, étant donné que les anciens collègues de Mila ne sont pas favorables à son retour et qu’elle enquête officieusement sur l’affaire. Le jeu du chuchoteur va être également l’occasion de plonger aussi dans la psyché de Mila, et dans son rapport au monde, via notamment à sa fille. Mila ne prévoyait pas de tomber enceinte, surtout de cet homme-là, et pourtant elle a fait le choix de ne pas avorter. Mais le rapport au monde compliqué de Mila va la faire souffrir, spécialement vis-à-vis de sa fille. Mila s’occupe d’Alice, mais comment la fillette perçoit-elle sa mère ? Souffre-t-elle de la personnalité de sa mère ? En outre, la fillette pose de plus en plus de questions sur son père, et aimerait le rencontrer… Comment avancer dans cette relation mère/fille ? Dans ce nouveau roman, Donato Carrisi nous parle donc de thèmes très large, que ce soit la relation parent/enfant, certains dangers d’Internet et des ordinateurs (une fois que c’est sur la Toile, c’est pour longtemps), la manipulation et le danger de certaines personnes, la menace du Chuchoteur en filigrane tout au long de l’histoire… 

Comme pour le premier, j'ai été accrochée dès le début : contextes et personnages non banals, revirements de situation. Certaines invraisemblances apparues aux deux tiers du roman ont été justifiées subséquemment.  J'aurais toutefois aimé que l'auteur enchaîne mieux les étapes, et sentir un peu plus les lieux. Et parce que l'auteur fait plusieurs allusions aux enquêtes antérieures, je recommande la lecture préalable du premier tome de la série, Le chuchoteur, pour mieux situer le personnage principal, Mila, à l'origine de la série à son nom, ainsi que les deux autres, L'écorchée et L'égarée. Carrisi est sans conteste un maître du thriller supportable. Le niveau de violence, le rythme, l'intelligence et le suspense ininterrompu ne m'ont pas déçue! J'ai eu juste assez peur... Je le recommande sans réserve!

P.S. Je vais éventuellement m'attaquer à ces deux tomes, en sachant maintenant certaines révélations du 4e... 



Bon, quel sera ma première lecture de 2020? J'ai l'embarras du choix...

vendredi 27 décembre 2019

Mankell, le conteur africain

Tiens, un Mankell dans ma liseuse... que je ne me souviens pas d'avoir téléchargé... ni de la raison pour laquelle je l'ai téléchargé. 188 pages seulement...  pourquoi pas!


Avec Comédia infantil, paru en 1995, Henning Mankell m'a amenée complètement ailleurs... quelque part en Afrique. Le lieu n'a pas vraiment d'importance dans ce conte, presque une fable. On peut facilement imaginer le contexte de grande pauvreté, de crimes de guerre civile, d'atrocités, de misère, de résilience'd'altruisme.... Sur le site de Babelio, j'apprends que Mankell est originaire d'Afrique; je comprends mieux sa vision et sa compréhension de la vie intime des personnages, des enfants en mode survie... Et Mankell est un excellent conteur...

Quelque part en Afrique, la nuit, un homme assis sur le toit d'un théâtre contemple la ville. A ses pieds, un enfant blessé est en train de mourir. Nelio, âgé de dix ans, a vécu la guerre civile et l'errance. Il lui raconte son histoire, en opposant à la barbarie des hommes la poésie et la générosité d'un imaginaire enfantin. Une parole poignante qui résonne comme une fable universelle. J'ai compris que c'était à moi qu'il incombait de raconter l'histoire de Nelio.
Durant cette période annuelle de surconsommation et de surabondance, de porter un regard sur cette partie du monde nous ramène à l'essentiel, au rêve de ceux qui en manque... Pour la paix qu'il inspire, je le recommande.

mardi 17 décembre 2019

Dans l'ordre ou le désordre?

Au Royaume des aveugles de Louise Penny, 367 pages numériques (les éditions numériques semblent avoir moins de pages que les éditions imprimées... bizarre!). publié en 2019.

Convoqué dans une vieille ferme abandonnée, Armand Gamache apprend qu’une parfaite inconnue l’a choisi comme exécuteur testamentaire avec Myrna Landers, la libraire de Three Pines, et Benedict Pouliot, un jeune entrepreneur. Intrigués, tous trois acceptent ce rôle et découvrent des clauses tellement insolites qu’ils doutent de la santé mentale de la défunte. À moins qu’elle ne soit, au contraire, particulièrement lucide et consciente du danger qui pèse sur ses héritiers. Telle est l’intuition de Gamache qui se méfie davantage des évidences depuis que, sur un autre front, il a sacrifié sa carrière pour lutter contre le narcotrafic. En voulant piéger les cartels, n’a-t-il pas libéré dans les rues de Montréal le pire opiacé qui soit ? En recrutant l’insaisissable Amelia Choquet, n’a-t-il pas introduit l’ennemi dans les rangs de la police ? Pour faire la lumière sur ces deux affaires, l’ancien chef de la Sûreté du Québec n’a d’autre choix que de se lancer dans une course contre la montre et contre la mort. (source : flammarion.qc.ca)

Le 14e selon Sophie Ouimet de La Presse (autre bizarrerie, sur le site de Penny, voir le lien ci-après, celui-ci serait le 15e!) de la saga Armand Gamache...

Les avis sont partagés... Disons que Nicole et moi avons des avis divergents quant à l'importance de lire les séries dans leur ordre de parution... Il faut premièrement faire une petite recherche pour connaître la bibliographie d'un auteur prolifique et si elle comporte des séries, ce que je ne fais pas systématiquement. Des trilogies, des tétralogies, c'est gérable, mais lorsque plusieurs publications d'un auteur gravitent autour d'un personnage, c'est facile de s'y perdre et de s'en fatiguer.


Sur le site de Louise Penny, on peut trouver la nomenclature de ses romans; je l'ai mise dans mes favoris pour m'y référer au besoin... je dis bien au besoin...

Pour revenir sur ce roman, j'ai éprouvé beaucoup de plaisir avec celui-ci... Aucune surprise avec les personnages récurrents, auxquels se sont ajoutés de nouveaux liés à l'histoire, des personnages relativement crédibles... Le rythme était soutenu, le contexte intéressant, l'issue assez inattendue. J'ai cependant été agacée par les nombreuses références à la nourriture... Comme avec Brouillet qui m'énarve avec ses recettes, ses placements de produits, de restaurants... Un trait commun aux auteures québécoises de romans policiers? Bref, je l'ai aimé et je le recommande.

P.S. Nicole, c'est bien Maisons de verre qui le précédait... j'ai donc lu dans un certain ordre...

Je note ici une belle phrase tirée du roman... Leur vie ne devait pas être définie par leur mort. Ils appartenaient non pas à la douleur perpétuelle, mais à la beauté de leur courte existence.

mardi 10 décembre 2019

Manook en terre islandaise

Ian Manook, de son vrai nom Patrick Manookian, est l'auteur de la trilogie mongole Yeruldegger dont je n'ai lu que les deux premiers tomes. Parce que le deuxième m'avait déçue...


Avec Askja, publié en octobre 2019, il m'a amenée en Islande, un pays nordique avec ses noms difficiles à prononcer et à retenir... A part la capitale, Reykjavik, les autres sites islandais me siphonnaient une grande énergie alors que je devais les relire pour les faire résonner dans ma tête. Pour le reste, le contexte de ce roman de 368 pages numériques était très plaisant et dépaysant. On comprend tout de suite le rôle des personnages qui sont assez caricaturaux et malheureusement prévisibles.  Manque de suspense et rythme inégal.  Beaucoup, beaucoup de dialogues stéréotypés. Le dénouement est par contre intéressant et inattendu, si on exclut évidemment que le principal personnage ne mourra pas (désolée d'avoir donné le punch....).
Dans le désert de cendre de l’Askja, au cœur de l’Islande, le corps d’une jeune femme assassinée reste introuvable. Près de Reykjavik, des traces de sang et une bouteille de vodka brisée au fond d’un cratère, mais là non plus, pas le moindre cadavre. Et dans les deux cas, des suspects à la mémoire défaillante. Ces crimes rappellent à l’inspecteur Kornelius Jakobson, de la police criminelle de Reykjavik, le fiasco judiciaire et policier qui a secoué l’Islande au milieu des années 70 : deux crimes sans cadavres, sans indices matériels, sans témoins, que des présumés coupables finissent par avouer sans pourtant en avoir le moindre souvenir.
Je suggérerais par contre aux lecteurs d'avoir un atlas ou un moteur de recherche à portée de la main, histoire de mieux se situer dans ce magnifique pays. Une lecture de vacances qui donne le goût de visiter cette contrée.

jeudi 5 décembre 2019

Miroir, miroir...


Je pense que mon miroir est en HD... haute définition... comme la télé, une 55 pouces en plus, ça ne pardonne pas... on voit TOUTES les rides, même les plus fines, les taches, les défauts... Je ne me mire pas souvent dans un miroir... je n'en aurais pas que ça ne me manquerait pas beaucoup... La comédienne Sylvie Drapeau qui est, à mon avis, l'une de nos actrices les plus belles, m'a donné un choc l'autre jour.. Toutes ces rides... Elle n'a que 57 ans... J'ai mis ça sur le compte du maquillage de scène, mais le lendemain, en m'observant dans le miroir, j'ai réalisé que j'avais autant, sinon plus, de rides qu'elle... la décrépitude...


J'avais envie de changer de genre littéraire... ça m'arrive quelquefois... Et pourquoi pas une oeuvre de science-fiction dystopique comme La Servante écarlate de Margaret Atwood, un roman de 362 pages publié en 1985 et que Wikipedia résume bien :
Ce roman de science-fiction décrit un futur dystopique, peut-être proche, où la religion domine la politique dans un régime totalitaire et où les femmes sont dévalorisées jusqu'à l'asservissement. Elles sont divisées en classes : les Épouses, qui dominent la maison et sont les seules femmes ayant un semblant de pouvoir, les Marthas qui entretiennent la maison et s'occupent aussi de la cuisine, les Éconofemmes, épouses des hommes pauvres, et les Tantes, qui forment les Servantes habillées d'amples robes écarlates dont le rôle est la reproduction humaine. Toutes les autres femmes (trop âgées, infertiles, etc.) sont déportées dans les Colonies où elles manipulent des déchets toxiques. Dans ce futur, le taux de natalité est très bas à cause de la pollution et des déchets toxiques de l'atmosphère. Les rares nouveau-nés sont souvent « inaptes ». L'héroïne du roman, rebaptisée Defred, est une Servante. Elle ne peut pas séduire, son rôle est la reproduction. Elle raconte peu à peu son histoire, se remémore sa famille : Luke, son mari ; Hannah, sa fille ; Moira, sa meilleure amie, dans la vie « d'avant » ; sa mère... Son unique raison de vivre, ce à quoi elle se raccroche pour ne pas sombrer, ce sont ses souvenirs.
Je n'ai pas été emballée par ce roman de Atwood, au point où j'ai décidé de ne pas visionner l'adaptation télévisuelle. Une amie bookivore m'a dit qu'il faut être dans un certain état d'esprit pour lire certains romans... Voilà! Je n'étais pas dans un certain état d'esprit....


La vérité a deux visages de Michael Connelly. 358 pages numériques, publié en octobre 2019, m'a ramené mon Harry Bosch. J'ai cependant eu une certaine appréhension en débutant la lecture... C'était le roman qui avait servi de toile de fond à la saison 5 de la série télévisuelle Bosch que j'ai renoncé à voir tant il y avait de violence... Je fais quoi? Je continue jusqu'à mon seuil de tolérance...

Un trafic de drogue de grande ampleur et une vérité à deux visages. Travaillant toujours bénévolement aux affaires non résolues pour la police de San Fernando, Harry Bosch est appelé sur une scène de crime dans une pharmacie. Les deux employés, père et fils, viennent d'être assassinés par des tueurs à gages et toutes les pistes s'orientent vers un trafic de médicaments antidouleurs qui, pris inconsidérément, se transforment en véritables drogues. Bosch n'hésite pas une seconde et se lance dans l'enquête. Mais voilà qu'il est soudain accusé par la police de Los Angeles d'avoir, trente ans plus tôt, trafi qué des éléments de preuve pour expédier un tueur en série au couloir de la mort. Bosch va devoir prouver son innocence, et la partie est loin d'être gagnée d'avance. Car il existe bien deux sortes de vérité : celle qui conduit à la liberté et l'autre, qui mène aux ténèbres... "Connelly nous conte deux histoires qui, chacune prise séparément, seraient déjà à elles seules d'une lecture enthousiasmante, mais qui, lues ensemble, font de ce roman un classique du genre". Jeff Ayers, Associated Press

Passé le bout que je redoutais tant, le roman se dévore! Peut-être pas le meilleur de Connelly mais le rythme, le contexte, les personnages m'ont tenue en haleine. Je vais essayer de retrouver la série télévisée et la regarder au complet cette fois!



J'ai décidé de faire une patinoire cet hiver.  Le lac est gelé... enfin presque partout.. et un peu de pelle ne peut pas me faire de tort... On annonce de la pluie et je compte sur ça pour lisser la surface. Mais je me suis souvenue que j'ai donné mes patins... Brillant! Je vais inviter les enfants des voisins à en profiter à ma place!