mardi 18 août 2020

Recommandés par mes amies!

Autopsie d'une femme plate par LavoieAutopsie d'une femme plate de Marie-Renée Lavoie, Éd. XYZ, 2017, 201 pages). Ce petit roman est tombé à point nommé dans ma vie. Non pas qu'il m'arrive la même chose que Diane, son personnage principal, mais dans mon horizon troublant, déroutant et incertain, entre les mains du pouvoir scientifico-politique, il me manque cette complicité avec mes amies, ces rendez-vous où on réglait le sort du monde, où on avait une solution pour tout, où on tournait tout en dérision, où on écoutait l'autre sans la juger... 

Résumé : LE SYNDROME DE LA VIS EST INCLUS POUR UNE PÉRIODE LIMITÉE. PROFITEZ-EN !Autopsie d'une femme plate« J'aime quelqu'un d'autre. » Ma tête s'est remplie de sang. Mes yeux, sous la poussée, ont vibré dans leur orbite ; quelques millilitres de plus et ils s'exorbitaient. Ça m'a paru tellement insensé que j'ai jeté un oeil à la télé en souhaitant que les mots viennent d'ailleurs. Mais les deux vedettes qui essayaient de fourrer un poulet au prosciutto riaient à gorge déployée. Elles ne parlaient pas de désamour. « Diane? je voulais pas? c'est pas toi, mais? ouffff? » Ainsi débute Autopsie d'une femme plate. Quelques jours avant les festivités marquant leur vingt-cinquième anniversaire de mariage, Diane Delaunais, quarante-huit ans, est délaissée par son mari, parti vivre une histoire d'amour avec « quelqu'un d'autre (sexe non déterminé, mais prévisible) », assurément plus jeune. Une histoire banale ? Pas vraiment... puisqu'elle est racontée par Marie-Renée Lavoie avec le sens de l'observation et la grande vivacité d'esprit qu'on lui connaît, le tout agrémenté d'une bonne dose d'humour et de tendresse.

Mon avis. Une recommandation de Micheline, une collègue de travail, devenue auteure à la retraite, bouquivore et critique littéraire! Rafraîchissant, intelligent, sans prétention! La vraie vie! J'ai même ri (fort). Je garde sa suite, Diane demande un recomptage, pour mon prochain spleen... 
L'étrange été de Tom Harvey par SantiagoPour mes lectures, je suis à la remorque de Nicole. Et pour d'excellentes raisons : elle repère les bons coups littéraires.

J'ai donc enfilé avec ce presque-polar qu'elle venait de lire : L'étrange été de Tom Harvey, paru aux Éditions Actes Sud en juillet 2020 (396 pages). 

Résumé : Le fameux peintre Bob Ardlan semble être tombé du balcon de sa somptueuse villa de bord de mer au sud de Naples. Son ex-gendre enquête sur fond d'airs de jazz, de jet-set internationale et de rasades de limoncello. Un polar romantique, élégant et agile, étrangement captivant par son ambiance surannée à la Agatha Christie.

Mon avis. Je dis «presque-polar» parce que c'est un agréable mélange de genres. Romance, enquête, musique (jazz), dans le contexte idyllique de l'Italie où je ne mettrai jamais les pieds de mon vivant! Nombreuses références musicales, gastronomiques et touristiques. Divertissant! Le rythme, l'intrigue et l'humour de cet auteur m'ont gardée captive jusqu'à la fin. Excellente lecture de vacances!

lundi 10 août 2020

Patterson : je l'ai lu jusqu'au bout!

Notre club de lecture de-romans-policiers-qui-n'a-toujours-pas-de-nom, reprendra ses rencontres dans quelques jours, là où l'épidémie nous a laissés : avec Patterson. J'en ai lu un autre, histoire de me remettre dans le contexte de cet auteur, le deuxième de sa série Alex Cross : Et tombent les filles (Éd. Pocket, 1997, 383 pages).

Image result for et tombent les filles james pattersonRésumé. Alex Cross, policier spécialiste de la psychologie des serial killers, doit affronter deux tueurs qui semblent rivaliser dans l'horreur. Bien que divergeant sur les méthodes, ils choisissent les mêmes victimes :l'un les massacre sauvagement, l'autre kidnappe, pour se constituer un harem, des femmes jeunes et belles, soumises à ses caprices et jouets de ses obsessions. La perfection de leurs scénarios et la complicité qui les unit fait d'eux une redoutable machine criminelle que rien ne semble pouvoir arrêter. La descente aux enfers dans leurs tanières respectives laisse le lecteur abasourdi, épouvanté et sans forces, à l'issue d'une course poursuite psychologiquement exténuante et d'une plongée dans le cauchemar du sadisme. Un roman à lire toutes lumières allumées. -Madeleine Sorel

Mon avis. Ca commence mal : je n'aime pas ce que je lis dans le prologue. Je n'ai jamais aimé les scènes de cruauté. Mais Alex Cross, le personnage principal, a quelque chose d'attachant et je lui fais confiance pour la suite des choses. Je continue ma lecture...

J'adore les chapitres très courts; encore un autre, ah! et puis un autre et un autre... Je ne comprends pas pourquoi Alex Cross ne se démène pas plus au début pour retrouver sa nièce. Beaucoup d'invraisemblances (les filles ne mangent jamais? ne vont jamais à la toilette? ne boivent pas?... Une fille kidnappée, violée, survit à son évasion invraisemblable,  tombe amoureuse d'Alex Cross et retourne sereinement dans son appartement?). Roman écrit en 1997 : aucune technologie (cellulaire, GPS, 911, caméras de surveillance...). Mais je continue... pour parfois devoir prendre une pause tellement l'horreur m'indispose. A 100 pages de la fin, je me questionne à savoir si j'arrête ou continue... Les passages difficiles sont brefs, alors je continue ma lecture... pour en finir! 

Alex Cross et Sampson, son partenaire, sont vraiment très attachants. Pas de surprises quant à la trame du roman (la cruauté, la psychologie des tueurs en série). Le rythme et l'intensité sont soutenus. L'aboutissement, presque prévisible, nous réserve tout de même  des surprises. Patterson ne laisse personne indifférent, mais il ne figurera pas parmi mes auteurs préférés... Je suis trop moumoune!

lundi 3 août 2020

Ben oui, encore Harry!

Je viens de terminer Mariachi Plaza de Michael Connelly (Éd. Calmann-Lévy, 2016, 432 pages). Je suis une faible devant un Connelly, devant Harry... Il m'en reste (heureusement) en réserve, que je garde pour les jours, les nuits, où je veux me faire plaisir!


Résumé. Lorsque, dix ans après les faits, le mariachi Orlando Merced succombe à ses blessures, l’inspecteur Harry Bosch hérite d’un vrai cas d’école à enseigner à la jeune inspectrice Lucia Soto. Hormis une balle retrouvée à l’autopsie, les pistes sont inexistantes. Plus ennuyeux, et dangereux pour Bosch, Lucia semble beaucoup s’intéresser à un autre dossier, et mettre son nez là où il ne faut pas. Très ébranlé par la nature de cette deuxième affaire, Bosch décide de passer outre au règlement et de mener les deux enquêtes de front, malgré les risques encourus dans une ville où la passion politique l’emporte sur tout.

Mon avis. Connelly ne m'a jamais déçue. Jamais. Harry non plus. Dans Mariachi Plaza, il mène deux enquêtes de front : deux cold cases dont un imposé par la nouvelle recrue avec qui il est jumelé, dossiers qui, contre toute attente, seront reliés. Comme dans les autres Bosch, la politique et la corruption - et le jazz! - sont toujours en arrière-plan. La recette fonctionne! Un Connelly, c'est une valeur sûre! Dois-je ajouter que je le recommande?

samedi 25 juillet 2020

Nicole avait raison! C'est excellent!

Mon amie Nicole est plus «à jour» que moi au chapitre des nouveautés littéraires. Et ses commentaires guident souvent mes choix. Si elle dit que c'est bon, c'est sûr que je vais le lire. Ce fût le cas avec celui-ci : Le jour des cendres de Jean-Christophe Grangé (mon premier Grangé!), publié aux Editions Albin-Michel en 2020 (368 pages).


Résumé/4ème de couverture:

Pierre Niémans, de l'office central des crimes de sang, et son adjointe Ivana Bogdanovitch sont envoyés en Alsace pour une nouvelle enquête. Un homicide a eu lieu au sein d'une communauté religieuse qui vit, sur le modèle des anabaptistes, de ses exploitations agricoles, et notamment de son prestigieux vignoble. Le corps d'un des principaux responsables a été retrouvé sous les décombres d'une église en pleine réfection. Tout porte à croire qu'il s'agit d'un meurtre. Cependant l'autopsie a été pratiquée à la va-vite, l'église n'a pas été mise sous scellés et une fresque importante a disparu. Mais où trouver le coupable ? Est-ce une vengeance, un règlement de compte, ou la dissimulation d'un terrifiant secret ?





Mon avis : L'action commence au 10e chapitre  (les chapitres sont heureusement courts), mais elle va durer jusqu'à la toute fin. L'enquête se déroule dans un milieu occulte, mystique, et ratisse large : viticulture, religion, art de la peinture. Les personnages sont attachants. C'est très bien écrit, c'est intelligent, et juste pour ça, ça vaut la lecture. On devine l'aboutissement dans le dernier droit du roman, mais Grangé nous surprend même à ce stade. J'ai découvert, grâce à Nicole, un auteur à mon goût!


samedi 18 juillet 2020

Le point de non-retour!

Retenons la date : 18 juillet 2020... Nous, les gentils toutous, les dociles et obéissants, qui aimons les humains, qui aimons être touchés, flattés, sommes dorénavant muselés..., Je vais rester dans mes terres le plus souvent possible, le temps que je décolère... Le point de non-retour est franchi! «Ca va bien aller» hein? On s'en reparlera dans quelques années!


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jeudi 16 juillet 2020

Un livre de filles

Il y a des films de filles. Et des livres de filles. C'est «sexiste», j'en conviens, mais J'ai choisi janvier de Nathalie Roy, paru aux éditions Libre Expression en 2020 (328 pages), n'intéresserait pas les gars - les hétéros du moins - de mon entourage. 



NATHALIE ROY - J'ai choisi janvier - Romans québécois et ...Résumé : « J'ai choisi janvier. » C'est en ces simples mots que Paul annonce à sa fille Lili qu'il a choisi le début de l'année pour partir. Atteint de fibrose pulmonaire, l'homme de soixante-dix ans a demandé l'aide médicale à mourir. Ce voyage ultime impose des émotions difficiles à supporter, mais pendant les quelques mois qu'il leur reste, Lili et Paul tenteront de panser certaines plaies et reviendront sur la tragédie qui a brisé leur famille. Malgré toute la tristesse, c'est un être lumineux et totalement lucide qui s'apprête à s'en aller. Et quand viendra le temps des cinq injections, Lili tiendra la main de son père jusqu'au dernier moment, jusqu'au dernier souffle.

Mon appréciation. C'est un bon roman cependant. Les personnages se placent rapidement dans l'histoire et sont attachants. Le sujet principal du roman (l'aide médicale à mourir) est traité de façon sereine et «démédicalisée». On ne verse aucune larme... Il traite aussi en arrière-plan de la relation fusionnelle mère-fils, de rancoeur, de pardon, de culpabilité, de non-dits, de mort, de sérénité et d'amour, d'amitié... bref, de sujets «de filles»... C'est bien écrit et le rythme est soutenu. Bien contente de ma lecture!

samedi 11 juillet 2020

Réécrire l'histoire?

Qui n'a pas rêvé de réécrire, de changer l'histoire?


Le jour où Kennedy n'est pas mort par ElloryLa vérité est plus forte que tout.
C’est l’une des histoires les plus connues au monde – et l’une des plus obscures. Le 22 novembre 1963, le cortège présidentiel de John F. Kennedy traverse Dealey Plaza. Lui et son épouse Jackie saluent la foule, quand soudain… Quand soudain, rien : le président ne mourra pas ce jour-là. En revanche, peu après, le photojournaliste Mitch Newman apprend le suicide de son ex-fiancée, dans des circonstances inexpliquées. Le souvenir de cet amour chevillé au corps, Mitch tente de comprendre ce qui s’est passé. Découvrant que Jean enquêtait sur la famille Kennedy, il s'aventure peu à peu dans un monde aussi dangereux que complexe : le cœur sombre de la politique américaine.
Sexe et manipulations, mensonges et assassinats… Dans cette histoire alternative, à mi-chemin entre 22/11/63 de Stephen King et les thrillers paranoïaques des années 1970, JFK semble avoir échappé à son destin. Mais pour combien de temps ?
Le jour où Kennedy n'est pas mort, un polar politique puissant de R.J. Ellory (Ed. Sonatine, 2020, 432 pages).



Mon avis. L'assassinat de John Kennedy, un sujet inépuisable! La version d'Ellory n'est pas inintéressante. Elle est même crédible. OK, il aurait pu moins «entretenir» la culpabilité de Newman, le personnage principal, et élaborer un peu plus sur la mort de son ex-fiancée, mais ce n'était pas le but de l'exercice. C'est documenté (ça ne manque pas!) et très bien écrit. Le rythme est soutenu. Les personnages sont très bien campés, mais je vous avoue que je lui préfère le roman de Stephen King, 22.11.63 qui est un chef d'oeuvre.