jeudi 22 novembre 2018

Comment rater sa sortie...



La maison d'édition Actes Sud propose ce résumé : Au petit matin, sur une route déserte du Texas, le shérif adjoint Jackson est attiré par un camion frigorifié que qui semble abandonné. La cargaison qu’il découvre lui fait regretter amèrement sa curiosité : quatre vingt-dix-huit cadavres de clandestins chinois morts asphyxiés. Encore un sinistre drame de l’immigration ? Pas sûr… Les pages d’un carnet trouvé sur l’un des corps, ainsi que d’étranges et inquiétantes marques de piqûres, attirent l’attention des autorités sanitaires du pays. Qui a bien pu vouloir transformer ces malheureux, venus chercher des jours meilleurs en Amérique, en véritables “bombes humaines” ?


Dans ce quatrième volet de la “série chinoise” de Peter May, c’est aux Etats-Unis que l’inspecteur Li Yan, dépêché par le gouvernement chinois, retrouve Margaret Campbell, médecin légiste, chargée d’organiser l’autopsie des quatre-vingt-dix-huit corps. En compagnie du FBI et des services de l’Immigration, ils plongent dans l’univers trouble des trafics de clandestins et s’engagent dans une course contre la montre. Car si les responsables de cette machination ne sont pas neutralisés, c’est toute l’humanité qui est menacée d’une terrible et collective agonie.

S'arracher les yeux (maudite vieillesse...) à lire 368 pages de microcaractères pour en arriver à une finale si poche... Merci Peter May!  Vous m'aurez épargné le même supplice, sans compter le temps perdu en lisant vos trois premiers et deux derniers de votre série chinoise... Pourtant le sujet et le contexte sont des plus intéressants, c'est bien documenté, le rythme est relativement dynamique, la traduction est tout de même bien, mais c'est un pétard mouillé... Pas plus de 2 étoiles sur cinq... et je suis très généreuse...

mardi 20 novembre 2018

La barre est trop haute...


Peut-on avoir nous-mêmes, les filles, énoncé tous ces "buts" à atteindre? J'en ai bien peur... Nous pouvons bien avoir ce sentiment d'avoir failli à la tâche...

Mais ce malaise ne dure vraiment pas longtemps... dans mon cas... Je suis très indulgente avec la personne que je suis! Et je ne m'en porte pas plus mal...

samedi 10 novembre 2018

Deux belles découvertes!


Après presque quatre jours à lire des cartes routières, je me suis d'abord payé un petit San-Antonio - mon plaisir coupable... - et trois romans condensés du Reader's Digest traitant de grands cas de Scotland Yard. Pas de la grande littérature mais comme exercice de réchauffement, c'était parfait! J'étais enfin prête pour quelque chose de plus costaud... Et j'ai été très bien servie avec les deux thrillers suivants!



Résumé : Les fonds vaseux du port de Bristol révèlent parfois de lugubres trésors. La prise du sergent "Flea" Marley, chef-plongeuse de la police locale, aurait de quoi étonner le pêcheur le plus averti. Cette main, tranchée net, n'est assurément pas le vestige d'un noyé... Récemment muté de Londres, le commissaire Jack Caffery ne sait quoi en penser. Il n'y pense d'ailleurs qu'à regret, trop occupé qu'il est à traquer ses vieux démons. Confusément, il partage avec Flea, obsédée elle aussi par un deuil impossible, une entêtante fascination pour la mort. Tous deux contemplent le fond, avec l'envie d'y sombrer. A jamais. Il n'y a guère que cette main pour les en empêcher. Cette main et ce souffle de magie noire, imprégné de superstitions africaines, qui semblent saisir d'effroi la paisible ville de Bristol... (Merci Babelio!)


Mon premier et sûrement pas mon dernier Mo Hayder! Une petite recherche m'apprend qu'elle est prolifique et que son commissaire Caffery et Flea apparaissent dans sept autres de ses oeuvres. A part une traduction un peu trop internationale, je n'ai absolument rien à reprocher à cette auteure. J'étais séduite dès les premières pages! Le rythme est soutenu tout au long des 500 pages, dynamique, et le sujet dépaysant. Une auteure à recommander! Un 4 étoiles pour qui aime le genre!



Vous connaissez Donato Carrisi? Un autre auteur très prolifique et qui m'était totalement inconnu jusqu'à ce que je lise son thriller de presque 600 pages, premier d'une série de deux mettant en scène son personnage de Mila Vasquez.  La pile à lire de mes désirs monte sans arrêt....
Résumé : Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche. Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Mila Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire… Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels. (Merci Babelio!)

En dépit de certaines petites redondances et d'une traduction aseptisée, ce polar a essentiellement les mêmes qualités que celui de Hayder : intérêt capté dès le début, rythme soutenu jusqu'à la fin. Et tiens! 4 étoiles à Carrisi!

lundi 22 octobre 2018

La guerre 39-45 racontée autrement

Il me semble que le cosmos place sur ma route beaucoup de romans se déroulant dans un contexte de guerre... Dois-je y voir un mauvais présage? La guerre, c'est comme la maternité : un inépuisable sujet! Mais loin de me rebuter, ce sujet de la guerre et de ses infamies, lorsque bien traité et documenté, est assez passionnant.


Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique ; celui d'un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l'occupant allemand : le « Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates ». De lettre en lettre, Juliet découvre l'histoire d'une petite communauté débordante de charme, d'humour, d'humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey... (Merci Babelio pour ce résumé!)

J'ai beaucoup aimé ce genre littéraire : roman épistolaire se déroulant sur une certaine période. Certaines correspondances sont plus courtes que d'autres, faisant de ce roman de 390 pages, paru en 2009, un page-turner (désolée, ce mot n'a pas d'équivalent en français).  Ce roman figurait sur la liste de mes désirs littéraires; je peux donc en ajouter un autre... Je le recommande; il nous ramène à l'essentiel et à la grande résilience des gens qui ont vécu des épreuves dont nous, tellement plus chanceux, avons été épargnés.


Dommage que les correspondances ne passent plus par les mains du facteur... Correspondons-nous plus avec l'internet? Dans mon cas, certainement! Tiens, ça me rappelle une époque... je dois être ne secondaire 1 ou 2, et il était à la mode d'avoir une correspondante, d'Europe ou d'Afrique si possible... La mienne était Suisse si je me souviens bien. Je prenais du papier et des enveloppes "avion" qui étaient plus légers. Combien de lettres avons-nous échangées? Aucun souvenir! Il y avait aussi cette cousine si chère à mon coeur, avec qui j'échangeais des nouvelles de nos familles et dont j'ai gardé les plus belles lettres. Je m'ennuie de ça, du plaisir de trouver ses enveloppes épaisses, écrites de sa plus belle main... Je devrais le lui rappeler... lui faire une surprise avec une belle grosse enveloppe bourrée de beau papier...

jeudi 18 octobre 2018

Pancol... un à la fois!!!

Si j'en juge par les nombreux romans que nous avons d'elle à La Petite Bibliothèque, Katherine Pancol semble être une auteure à la mode. Je viens de me payer celui-ci en format de poche. Mes pauvres yeux (les miens sont pers, non jaunes...). Et il serait le premier d'une trilogie... les autres attendront mon retour de vacances, si l'intérêt y est toujours. Comme le film qu'on en a tiré, d'ailleurs!
Résumé pris sur Babelio : Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie.
J'ai aimé le rythme soutenu de ce roman. C'est moderne, c'est Français, c'est souvent prévisible, sans vraiment de temps morts ni de redondance. Une histoire de Cendrillon des temps modernes... Ce qui m'a le plus agacée - pour une fille qui lit par chapitres - c'est leur absence et leur longueur! En fait, le roman de plus de 650 pages est divisé en cinq longues parties... Une lecture de vacances qu'on emprunte à sa bibliothèque préférée...

lundi 15 octobre 2018

Meilleurs avant le.... ?

Notre caméra de surveillance est décédée... comme ça... sans crier gare... après huit années de presque loyaux services (parce qu'elle avait souvent des ratés...).  Elle a au moins eu le bon goût de mourir avant notre départ! Dire qu'on l'avait réinstallée sans trop de difficulté cette fois-là!

Ce n'est pas tant pour surveiller la maison et filmer les voleurs (nous avons d'excellents voisins à l'affût pour ça!) que pour s'assurer que la température intérieure ne descend pas sous les paramètres programmés avant notre départ.

Nous lui avons donc donné son bleu et en avons acheté une autre... Le problème, c'est qu'en huit ans, la technologie a changé figurez-vous, et ce, inversement à notre capacité d'adaptation à celle-ci. J'ai inventé un mot nouveau : technoplégique. Il y a des paraplégiques, des tétraplégiques... et des technoplégiques... personnes qui ne peuvent plus s'adapter aux technologies.

Impossible d'avoir accès à ce nouveau joujou sur mon portable comme l'autre... Seulement, avec un téléphone intelligent (qu'on n'a pas, évidemment...) ou une tablette (Youpi, le P'tit en a une!  C'est qu'il a tout, le P'tit!). Nous y mettrons plus de deux heures, à deux cerveaux, pour démêler le spaghetti derrière les nombreux appareils, entrer en contact avec la caméra sans fil, mettre les numéros de série de l'appareil, mots de passe du compte et du router, reremettre les numéros de série, les mots de passe du compte et du router, rereremettre les mêmes hos... de numéros et mots de passe, reseter la caméra... pour finalement réaliser que le P'tit avait branché le câble dans le mauvais trou... et on recommence le même manège pour finalement avoir un visuel!

Nous avons ouvert une bière... pour faire baisser la pression...


Je me demande maintenant si, comme le yogourt, nous avons atteint la date de péremption de notre intelligence? Ce matin, je ne me posais même pas la question...

mardi 9 octobre 2018

L'inattendue trilogie

Je ne m'attendais pas à m'embarquer dans une trilogie lorsqu'on m'a (hautement) recommandé de lire La Preuve, la suite de Le Grand Cahier dont j'avais gardé un excellent souvenir. Le hasard produit quelquefois de grandes rencontres, dont celles avec cette auteure, Kristof.
Pas de temps à perdre! En cinq minutes, j'emprunte le troisième tome de La Trilogie des jumeaux d'Agota Kristof, Le troisième mensonge,  à la BAnQ! J'ouvre ici une petite parenthèse : qu'on aime ou non le format numérique, la BAnQ est une ressource incroyable et gratuite, et tellement conviviale! Je ferme la parenthèse... et mon portable... je l'aurai lu en deux soirées!
Résumé (source : Babelio) :
- On m'appelle Claus T. Est-ce mon nom? Dès l'enfance, j'ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d'une étrange maladie, on me mentait déjà. J'ai menti encore quand j'ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j'ai menti dans mes livres. Bien des années plus tard, je franchis la frontière dans l'autre sens. Je veux retrouver mon frère, un frère qui n'existe peut-être pas. Mentirai-je une dernière fois?
- Je m'appelle Klaus T. Mais personne ne me connaît sous ce nom-là. Depuis que mon frère jumeau a disparu, il y a cinquante ans de cela, ma vie n'a plus beaucoup de sens. J'ai longtemps attendu son retour. S'il revenait aujourd'hui, je serais pourtant obligé de lui mentir.
Après les horreurs de la guerre et les années noires d'un régime de plomb (La Preuve), le temps serait-il venu d'ouvrir les yeux sur la vérité ? Mais la vérité ne serait alors qu'un mensonge de plus car "un livre, si triste soit-il, ne peut être aussi triste que la vie". 
Autre présentation: De l'autre côté de la frontière, la guerre est finie, la dictature est tombée. Pour vivre, pour survivre, il a fallu mentir pendant toutes ces années. Klaus et Claus T. découvrent à leurs dépens que la liberté retrouvée n'est pas synonyme de vérité. Et si leur existence était en elle-même un mensonge ? Ainsi s'achève la trilogie inaugurée avec Le Grand Cahier, et traduite aujourd'hui dans une vingtaine de pays. 
Un roman - une fable à la limite - déroutant, sur les drames humains de la guerre et l'adaptation psychologique au quotidien de ses victimes collatérales, même une fois celle-ci terminée. Bien écrit, avec des dialogues dénués d'émotions et, dans un contexte de pauvreté extrême, et humaine et économique, une quasi-absence de description des lieux, de détails. Excellent! Agota Kristof, une auteure que je recommande.